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Articles scientifiques (peer-reviewed)

"Terminator Ethics : faut-il interdire les "robots tueurs" ?", Politique étrangère, 4/2014, p. 151-167.

Les systèmes d’armes létaux autonomes font débat, certaines ONG réclamant leur interdiction préventive. La notion d’autonomie est pourtant très complexe : il n’existe pas de système d’arme totalement soustrait à l’intervention humaine. En termes moraux et vis-à-vis du droit international humanitaire, ces systèmes posent des problèmes peu différents des autres armes utilisées par l’homme. Il semble donc préférable de les encadrer, plutôt que les interdire a priori.

"Le veto est-il un attribut de la puissance ? Le cas de la France", Aquilon. Revue en ligne de l’Association des internationalistes, 13, juin 2014, p. 31-39.

"Ressources francophones en droit international humanitaire", McGill Law Journal. Revue de droit de McGill, 59:3, 2014, p. 741-757.

Recension comparative de : Marco Sassòli, Antoine Bouvier et Anne Quintin (dir.), Un droit dans la guerre ? Cas, documents et supports d’enseignement relatifs à la pratique contemporaine du droit international humanitaire, seconde édition, Genève, CICR, 2012 ; Abdelwahad Biad et Paul Tavernier, dir., Le droit international humanitaire face aux défis du XXIe siècle, Bruxelles, Bruylant, 2012 ; Eric David, Principes de droit des conflits armés, 5ème édition, Bruxelles, Bruylant, 2012 ; Eric David, Françoise Tulkens et Damien Vandermeersch, Code de droit international humanitaire 2012, 5ème édition à jour au 1er janvier 2012, Bruxelles, Bruylant, 2012.

"Légalité et légitimité des drones armés", dossier "Les drones dans la guerre", Politique étrangère, 2013/3, p. 119-132.

"Robotisation et transformations de la guerre", introduction au dossier "Les drones dans la guerre", Politique étrangère , 2013/3, p. 80-89.

"Dez mitos sobre a Responsabilidade de Proteger ", Política Externa, 21:4, 2013, p. 47-58.

A partir de 2001, começou-se a falar sobre a R2P. Diante da concorrência que representa esse outro conceito, o que fazem os promotores franceses do direito de ingerência ? Argumentam que a R2P nada mais é que o “novo nome” do direito de ingerência. Essa é a posição oficial da França há anos. Não só Mario Bettati e Bernard Kouchner, mas também o embaixador da França nas Nações Unidas, ao invocar a R2P para a intervenção militar na Birmânia, em 2008 e, três anos depois, o presidente Sarkozy e seu ministro Alain Juppé, no caso da Líbia. Todos dizem : “nós inventamos a R2P há 20 anos, é apenas o direito de ingerência que mudou o seu nome”. Eles cometem dois erros. Primeiro, a R2P é muito mais ampla do que a noção de ingerência, utilizada para designar uma intervenção militar. A R2P é uma atitude em relação a uma crise humanitária - sentir-se “responsável” em proteger as vítimas - que pode se materializar de várias maneiras. Segundo, a R2P foi construída não só sem o apoio do direito de ingerência, mas contra ele. Porque a R2P realmente não oferece nada de novo e o vocabulário que ela usa é problemático, pode-se ser cético a seu respeito. É o que explica que o termo “intervenção humanitária” não está prestes a desaparecer, ainda mais pelo fato de que eles não designam a mesma coisa. A R2P é muito mais ampla do que a intervenção, que é apenas um de seus meios. O autor prefere chamar a R2P de “intervenção militar justificada por razões humanitárias”. Ele defende uma terceira via, que critica a R2P sem renunciar à legitimidade da intervenção, em alguns casos e com certas condições.

"La justice pénale internationale a-t-elle un effet pacificateur ?", Les Cahiers de la justice. Revue trimestrielle de l’Ecole Nationale de la Magistrature (Dalloz), 2013/1, p. 115-126.

Les institutions de la justice pénale internationale, en particulier la Cour pénale internationale et les tribunaux ad hoc (TPIY et TPIR), n’ont pas seulement une fonction punitive : ils ont aussi une fonction sécuritaire, c’est-à-dire l’ambition d’avoir un effet pacificateur, de réaliser le projet kantien d’une « paix par le droit ». Mais en ont-ils les moyens ? Dans quelle mesure contribuent-ils réellement à la pacification ? Ont-ils un effet dissuasif ? Cet article montre que leur contribution est au mieux limitée et que faire preuve de romantisme judiciaire, c’est-à-dire nourrir à l’égard de la justice des attentes démesurées, a l’effet pervers de nuire à sa crédibilité, et de réduire ses chances déjà modestes d’avoir un effet pacificateur.

English

International criminal justice’s institutions, in particular the International Criminal Court and the ad hoc tribunals (ICTY and ICTR), not only have a punitive function, they also have a security function i.e. the ambition of having a pacifying effect and of fulfilling the Kantian project of achieving “peace through law”. But, do they have the means to do so? To what extent can they actually contribute towards peace? Do they have a deterrent effect? This paper shows that their contribution is limited at best and that judicial romanticism, i.e. holding unrealistic expectations of justice, has the perverse effect of harming its credibility and reducing its existing low likelihood of having a pacifying effect.


"Pour un réalisme libéral en relations internationales", Commentaire, 141, printemps 2013, p. 13-20.

Dans la vulgate des relations internationales, le réalisme est généralement présenté comme une théorie amorale, une Realpolitik autorisant les États à défendre leurs intérêts à n’importe quel prix, réduisant le droit international à n’être que l’instrument des grandes puissances dans un contexte anarchique où règne la loi du plus fort. Face à une crise humanitaire grave, on présume également que le réaliste, qui fait primer le respect de la souveraineté sur celui des droits de l’homme, est anti-interventionniste. À tel point que, pour illustrer le débat entre réalistes et libéraux sur l’intervention dite humanitaire, on parle en France de ce qui oppose les « souverainistes » aux « droits-de-l’hommistes ». Ce portrait explique que, comme l’a noté le théoricien américain des relations internationales Robert Gilpin, « personne n’aime un réaliste politique ». Dans cet article, j’aimerais donner des raisons de l’aimer. Montrer que cette présentation est une contrefaçon trompeuse. Qu’un certain genre de réalisme, un réalisme libéral – réaliste par sa prudence et son pragmatisme, libéral par sa volonté de rendre le monde plus juste –, est non seulement possible mais aussi souhaitable.

"Diversité de l’éthique animale", Journal international de bioéthique, 24:1, 2013, p. 15-28.

L’éthique animale n’est pas un ensemble de règles sur la conduite à adopter à l’égard des animaux avec lesquels nous interagissons mais un domaine de recherche qui a pour objet l’étude de la responsabilité morale des hommes à l’égard des animaux pris individuellement. Cet article le présente à travers plusieurs fractures : celle entre l’humanisme français et l’éthique animale anglophone, celle entre l’approche par la justice et l’approche par la compassion, celle entre l’abolitionnisme et le welfarisme, et celle entre ceux qui parlent de droits des animaux et ceux qui préfèrent parler d’intérêts.

"De la mythologie française du droit d’ingérence à la responsabilité de protéger : une clarification terminologique", Annuaire Français de Relations Internationales, 13, 2012, p. 81-100.

L’intervention militaire justifiée par des raisons humanitaires est une pratique, érigée en doctrine, qui a reçu différentes appellations : intervention d’humanité au XIXe siècle, intervention humanitaire (humanitarian intervention) dans la tradition anglophone, « droit ou devoir d’ingérence » en France, « responsabilité de protéger » depuis quelques années. Cette multiplicité en fait l’une des questions internationales les plus confuses. Cet article interdisciplinaire (sciences politiques, droit, philosophie) offre une clarification terminologique qui défait le lien habituellement fait en France entre droit d’ingérence et responsabilité de protéger, renvoie dos à dos ces deux concepts et propose une terminologie alternative.

English

Military intervention justified on humanitarian grounds is a constant of the international order, designated by varying terminology: “intervention d’humanité” in the nineteenth century, humanitarian intervention in the English-speaking tradition, “droit” or “devoir d’ingérence” in France, and the responsibility to protect the past few years. This multiplicity makes it one of the most confusing international issues. This interdisciplinary article (politics, law, philosophy) offers a terminological clarification, severing the link usually made in France between the “droit d’ingérence” and the responsibility to protect, critiquing these two concepts and subsequently proposes alternative terminology.


"Quand intervenir ? Le critère du dernier recours dans la théorie de l’intervention humanitaire", Raisons politiques, 45, 2012, p. 103-128.

On s’entend pour dire que toute intervention militaire, même justifiée par des raisons humanitaires, doit être menée « en dernier recours ». Mais qu’est-ce que le dernier recours ? Cet article met en évidence des problèmes épistémologiques au sein de ce critère classique de la doctrine de la guerre juste, qui est également contre-intuitif face à une urgence humanitaire : épuiser tous les recours, n’est-ce pas perdre du temps ? Ce critère est également problématique en ce qu’il présuppose que l’usage de la force armée est toujours la pire des options, alors que ce n’est pas forcément le cas. Cet article corrige et reformule le principe du dernier recours en celui de l’option la moins mauvaise, dans le cadre d’une éthique réaliste du moindre mal.

English

There is a widespread agreement that any military intervention, even when justified on humanitarian grounds, should be conducted "as a last resort". But what is last resort? This article highlights the epistemological problems in this classic criterion of the just war doctrine, which is also counter-intuitive when facing a humanitarian emergency: exhausting all other measures, isn’t that losing precious time? This criterion is also problematic in that it implies that the use of military force is always the worst option, which is not necessarily the case. This article corrects and reformulates the principle of last resort into one of the least bad option, within the framework of a realist ethics of the lesser evil.


"Pourquoi intervenir ? Le critère de la cause juste dans la théorie de l’intervention humanitaire armée", Critique internationale, 54, 2012, p. 145-168.

La théorie de l’intervention militaire justifiée par des raisons humanitaires reprend en général les critères de la doctrine traditionnelle de la guerre juste : cause juste, autorité légitime, bonne intention, effet positif, dernier recours et proportionnalité. En ce qui concerne le premier de ces critères, la cause juste, il y a au moins trois manières de l’aborder. Certains auteurs utilisent une formulation en termes de droits : puisque l’intervention humanitaire est définie comme celle visant à prévenir ou à mettre fin à des violations massives de droits de l’homme, déterminer la cause juste revient finalement à dire de quels droits il s’agit. La plupart des auteurs utilisent une formulation en termes d’exactions : ils dressent une liste des crimes qui, selon eux, constituent des causes justes d’intervention. La troisième approche consiste à formuler la question en termes de dommage, sans nécessairement préciser quels sont les droits violés et quels sont les crimes causant ces dommages. Cette position s’inscrit dans une perspective conséquentialiste.

English

In general, the humanitarian justification for military intervention adopts the criteria of traditional just war doctrine : just cause, legitimate authority, good intentions, positive effect, last recourse and proportionality. There are at least three ways of approaching the first of these criteria, that of just cause. Some authors formulate it in terms of rights : since humanitarian intervention is defined as aiming to prevent or put an end to massive violations of human rights, determining the just cause is ultimately a matter of stating what rights are in question. Most authors formulate this in terms of acts of violence : they prepare a list of crimes that in their view constitute just causes of intervention. The third approach consists of phrasing the question in terms of harm, without necessarily specifying what rights have been violated or what crimes have caused harm. This position falls within the framework of a consequentialist perspective.


"Sade et la question pénale", L’Irascible, Revue de l’Institut Rhône-Alpes de Sciences Criminelles, 2, 2012, p. 127-152.

"L’indéfini cartésien entre politique et langage", Revue philosophique de Louvain, 109:3, 2011, p. 443-460.

La distinction cartésienne entre infini et indéfini n’a-t-elle que des raisons métaphysiques ? Cet article explore les raisons politiques et langagières qui ont pu pousser Descartes à réserver l’infini (ce qui est positivement sans bornes) à Dieu seul et l’indéfini (ce dont on ne peut prouver les bornes) au monde physique et aux mathématiques. Il montre que cette fameuse distinction est en partie – mais pas exclusivement – politique, en réaction à la pression exercée par l’Ecole et l’Eglise, qui avait eu raison de Galilée quelques années plus tôt. Il en dévoile également les raisons langagières : la distinction est méthodologique et inspirée par l’usage des mots, pour conclure avec Lévinas sur l’importance du discours dans la présentation du transcendant – et par extension dans la philosophie cartésienne.

"La philosophie à l’épreuve de l’animal (éditorial)", Klēsis. Revue philosophique, 16, octobre 2010, p. 1-7.

"Descartes et les bornes de l’univers : l’indéfini physique", Philosophiques, 37:2, 2010, p. 299-323.

L’indéfini cartésien, qui désigne ce dont on ne peut prouver les bornes, s’applique à deux domaines : les mathématiques et la physique. Cet article examine son application au monde physique, en deux moments. D’abord, par l’examen de l’indéfinité de l’univers, où l’on montre que l’univers cartésien n’est ni fini ni infini, mais in-défini, à la fois selon l’espace (c’est la question de l’extensio mundi) et selon le temps (c’est la question de l’éternité du monde). Ensuite, par l’examen de l’indéfinité dans l’univers, qui pose le problème de la continuité, à la fois dans l’espace (c’est la question de l’indivisibilité de la matière, c’est-à-dire de l’existence des indivisibles, ou atomes) et dans le temps, où nous défendons une interprétation continuiste et aprioriste selon laquelle le temps cartésien est continu et cette continuité n’est jamais qu’un pour soi.

"Turkménistan contre Azerbaïdjan : les implications politiques et juridiques du différend autour des gisements de la Caspienne", Regard sur l’Est, dossier n° 55, septembre 2010 "Ressources énergétiques de la Caspienne"

"Sade antispéciste ? ", Cahiers antispécistes, 32, mars 2010, p. 65-82.

"Les sophismes de la corrida", Revue semestrielle de droit animalier, 2, 2009, p. 119-124.

italiano

Traduction de Alessandra Colla, dans "Filosofia della corrida: il fascino indiscreto della crudeltà", sur le blog de Asinus Novus, 22 avril 2012.

«[…] si dirà, ma non avete niente di meglio da fare che occuparvi dei tori? Francis Wolff consiglia ai militanti della causa animale di occuparsi “della Cecenia, dell’Irak, del Darfur”, “dei bambini che muoiono di fame o sotto le bombe” [765]. Si tratta di un ragionamento fallace, noto come “sofisma del peggio”. Esso consiste nel dire che X non è un problema perché c’è di peggio, e che si dovrebbe concentrare tutta la propria energia su questo “peggio-di-X”. Non soltanto coloro che professano questa teoria si troverebbero a mal partito nell’applicarla essi stessi – davvero essi consacrano tutto il loro tempo alla risoluzione di quel che c’è di peggio sulla terra? – ma presuppongono una contraddizione che nei fatti non esiste. Occuparsi del benessere dei tori impedisce forse di prendersi cura degli uomini? In realtà, spesso sono proprio quelli che citano i bambini del Terzo mondo come pretesto per non preoccuparsi degli animali che non fanno proprio niente né per gli uni né per gli altri, quando invece una gran parte di coloro che si preoccupano del benessere animale militano con lo stesso impegno contro la miseria umana, perché l’umanitarismo intelligente travalica le frontiere della specie [766].

«[...] Si ricorda volentieri che Goya, Delacroix, Picasso e altri ancora erano aficionados appassionati. Un modo come un altro per dire: se questi grandi uomini sono stati ispirati dalla corrida, è perché essa ha un valore, e dunque è necessario difenderla. Si dà così l’impressione che la corrida abbia avuto un qualche peso nel loro genio e dunque, in certo qual modo, che Goya, Delacroix e Picasso non avrebbero potuto essere Goya, Delacroix e Picasso senza di essa. Il che per noi, oggi, significa: se si proibisce la corrida, si nuoce allo sviluppo del potenziale umano tanto da rischiare di soffocare in nuce dei Goya, dei Delacroix, dei Picasso. Questo è un altro sofisma, che porta il nome di “richiamo all’autorità”. Qui esso si accompagna a un “sofisma della buona compagnia”, poiché ci si riferisce non soltanto a grandi personalità (autorità) ma perdipiù a persone dotate di un ethos rispettabile e di una immagine positiva, dunque impossibili da associare a pratiche biasimevoli. Di qui deriva questo genere di argomentazione: “Pensate davvero che Lorca, Hemingway, Leiris, Bataille, Cocteau si divertissero a veder morire degli animali?” [767]. Il ragionamento sotteso è il seguente: Lorca, Hemingway, Leiris, Bataille e Cocteau sono uomini buoni. Ora, essi amano la corrida. Dunque, la corrida è buona. Si tratta di un sofisma, sia chiaro, poiché non vi è alcun legame logico tra la simpatia suscitata da una persona e la legittimità delle pratiche che essa apprezza. Le persone citate sono “buone” per scrivere, dipingere e comporre, ma non necessariamente per esprimere giudizi etici validi. Che una pratica sia un’ispirazione per l’arte non la rende necessariamente una buona pratica. L’arte si ispira a tutto, compreso il peggio, e buon per lei che goda di questa libertà.

«[…] La difesa tradizionale della corrida, tanto più debole quanto più costellata di sofismi, da qualche anno a questa parte è rafforzata dallo sviluppo di un’argomentazione filosofica [768], più sottile, ma non meno fallace. La corrida viene presentata come un simbolo. Per Alain Renaut, essa simboleggia “la lotta dell’uomo con la natura”, per esprimere “la sottomissione della natura bruta (cioè della violenza) al libero arbitrio umano, vittoria della libertà sulla natura”. È, al tempo stesso, un’arte e l’espressione dell’umanesimo, “cioè la designazione della cultura come missione propria dell’uomo”, la cultura essendo definita come sottrazione alla natura [769]. Francis Wolff rincara la dose: “L’umanità contro la taurinità. Homo sapiens vulnerabile ma sereno di fronte alla forza vana di bos taurus ibericus. Natura lucida contro natura cieca” [770].

«La spiegazione è semplicistica, almeno per due ragioni. Da un lato perché, se tutto quello che la corrida mostra è l’antico dualismo che tutti i filosofi dopo Descartes hanno superato, allora essa descrive un mondo e un sistema di pensiero che non sono più i nostri da almeno tre secoli. Dall’altro lato perché, se il toro simboleggia la natura, nei fatti è ben lontano dall’essere la natura, ovvero un essere naturale, come riconosce lo stesso Renaut [771]. Il toro da combattimento è un prodotto estremamente calibrato, controllato, sorvegliato, un capolavoro della zootecnica, dunque della cultura. La “naturalità bruta” che esso sprigiona nonostante tutto non è nient’altro che l’interpretazione che noi diamo al suo comportamento. Essa non è tanto in lui quanto piuttosto nel nostro sguardo, che trova ciò che cerca.

«[...] Questi filosofi che difendono la corrida ne sottolineano il ruolo educativo [...]. Di qui, due domande. La prima: a che cosa si educa, esattamente? Che cosa si insegna al toro? [...] Io mi chiedo di cosa si istruisce un animale piantandogli in corpo delle lame. La seconda: ammesso e non concesso che vi sia una qualche istruzione, a che serve istruire per poi uccidere? Qual è quella pedagogia che non permette all’allievo di vivere abbastanza a lungo per godere della propria istruzione?

«[...] L’antropomorfismo sta pure alla base della filosofia della corrida di Wolff, che riposa interamente sull’attribuzione al toro di un certo numero di qualità: valore, coraggio, nobiltà, eroismo, eccellenza [772].

«[...] Ma ciò che colpisce è che queste qualità sono evidentemente umane. Non è il toro che vede ciò che gli uomini chiamano un combattimento come un “combattimento”. [...] Sono gli uomini che gli attribuiscono quelle qualità umane, per rendere possibile la comparazione. La filosofia della corrida riposa sulla negazione dell’alterità. Il toro è “umanizzato” per poter essere collocato sulla stessa scala di valori dell’uomo che lo combatte — e permettere così la comparazione, al solo scopo di poter affermare la superiorità umana, che non avrebbe alcun merito se l’avversario non condividesse le medesime “virtù cardinali” [773].

«E perché, in fin dei conti, bisogna uccidere il toro? Wolff parla di “una verità accecante”, di un imperativo categorico: “bisogna che il toro muoia!” [774]. Ma perché? La ragione non è enunciata chiaramente da nessuna parte. L’autore spiega che il modo di fare una cosa giustifica il fatto stesso di farla. La messa a morte è codificata, ritualizzata, è una cerimonia. «[...] la corrida formalizza la messa a morte. Ora, tutte le civiltà che hanno praticato la tauromachia hanno trattato il toro come un dio. Dunque la corrida tratta il toro come un dio. Dunque, essa lo rispetta. Dunque essa è legittima. Ragionamento, questo, tipicamente antropocentrico: il toro se ne infischia alla grande di essere rispettato come un dio se soffre e muore nell’arena. [...] Il fatto di avere regole, riti, ornamenti e, eventualmente, un grande rispetto per la vittima, non scusa né giustifica in nulla quello che le viene fatto subire. «[...] Se si pensa che la corrida si giustifichi col piacere che possono provare certi individui nell’assistervi, che lo si dica francamente. Ma la si smetta di dissimulare dietro un paravento di fumi metafisici ragioni che di fatto sono assai più brutali».


"L’impossible indépendance de la télévision du Turkménistan indépendant", Le Temps des médias, 13, 2009, p. 86-104.

Le Turkménistan est une dictature d’Asie centrale dans laquelle il n’y a strictement aucune liberté de la presse. Cet article examine la construction de la télévision nationale depuis l’indépendance du pays, le contrôle, la censure et l’instrumentalisation du média, le contenu des programmes et son rôle dans l’édification d’un pouvoir sultanique, d’abord sous le président Niyazov (1991-2006), ensuite sous son successeur Berdymouhamedov (depuis 2007).

"Le paradoxe de l’infini cartésien ", Archives de philosophie, 72:3, 2009, p. 1-25.

L’idée de l’infini est, chez Descartes, fort paradoxale : elle est à la fois la plus claire et distincte et la plus incompréhensible que l’on puisse avoir. Le paradoxe atteint même sa positivité, puisque l’in-fini s’énonce négativement. Ce problème a occupé de nombreux contemporains, et aujourd’hui encore certains interprètes y voient une contradiction au plus profond de la pensée cartésienne. Cet article expose le paradoxe de l’infini cartésien, puis montre comment Descartes l’avait déjà résolu et comment la postérité s’en saisira.

English

The idea of the infinite is, for Descartes, very paradoxical: It is both the most clear and distinct, as well as the most incomprehensible idea that one can have. The paradox even reaches its positivity, for the in-finite is negatively formulated. Numerous authors were concerned by this issue during Descartes’ time, and even today, some still see it as a deep contradiction in his thought. This paper first exposes the paradox of the cartesian infinite, then shows how Descartes had already resolved it and how it will be understood by its posterity.


"Animaux dans l’art contemporain : la question éthique", Jeu. Revue de théâtre, 130, mars 2009, p. 40-47.

L’éthique animale est l’étude du statut moral des animaux, c’est-à-dire de la responsabilité des hommes à leur égard . Cette question millénaire, constituée en discipline universitaire depuis une trentaine d’années seulement, couvre la totalité de nos rapports avec les animaux : ceux que l’on mange, ceux que l’on utilise pour faire de la recherche scientifique, ceux qui nous tiennent compagnie, ceux que l’on chasse, pêche ou élève pour leur fourrure, ceux que l’on utilise pour accomplir certaines tâches, civiles ou militaires et, enfin, ceux que l’on utilise pour se divertir. La catégorie des animaux de divertissement, ou qui sont liés à des activités sportives, culturelles ou artistiques, est large et concerne des situations diverses, dont les plus fameuses et les plus problématiques sont les zoos et les cirques, la corrida, les courses, le rodéo et les combats d’animaux. Ces exemples sont bien documentés. L’une de ces situations est moins connue, peut-être parce qu’elle semble poser assez peu de difficultés : l’utilisation d’animaux dans l’art contemporain. L’art ne cesse pas d’être hanté par l’animal, affirment Deleuze et Guattari . Le but de cet article est d’en présenter brièvement les enjeux éthiques.

"La véritable nature de l’indéfini cartésien ", Revue de métaphysique et de morale, 2008-4, p. 501-513.

La distinction que Descartes opère entre infini et indéfini est bien connue et a été abondamment commentée. On se trompe souvent, pourtant, sur la véritable nature de cet indéfini. La plupart des interprètes, du XVIIe siècle à nos jours, le réduisent à un infini en son genre, dont le genre serait l’étendue, qualifié notamment d’infini « en extension », « spatial », « négatif », « potentiel », ou « quantitatif ». Allant à l’encontre d’une telle interprétation, cet article montre que l’indéfini cartésien n’est à proprement parler ni infini, pas même en son genre, ni fini, et que sa véritable nature est l’indétermination.

English

The distinction made by Descartes between the infinite and the indefinite is well-known and has spurred a great deal of commentary. We often err, however, concerning the true nature of the indefinite. The majority of interpreters, from the 17th Century until now, reduce the indefinite to the infinite in its kind, of which the kind would be extension, notably qualified as the infinite "in extension," as well as the "spatial," "negative," "potential," or "quantitative" infinite. Going against the grain of such an interpretation, this article shows that the Cartesian indefinite is not properly speaking either the infinite, or even the infinite in its kind, or the finite, and that its true nature is indetermination.


"Descartes. L’infinitude de ma volonté, ou comment Dieu m’a fait à son image", Revue des sciences philosophiques et théologiques, 92:2, 2008, p. 287-312.

Il y a trois manifestations de l’infini chez Descartes : l’infinité de Dieu, l’infinitude de ma volonté et l’indéfinité du monde physique et mathématique. Cet article est consacré à l’infinitude de ma volonté, c’est-à-dire à la contribution de la philosophie pratique à l’idée de l’infini. En trois parties, nous verrons comment l’homme, partant d’une déception du fini, aspire naturellement vers l’infini et que cette volonté d’infini signifie volonté infinie, tellement intime à l’idée de l’infini qu’elle l’est ; comment, ensuite, ma volonté est infinie, notamment parce qu’elle est en porte les signes paradoxaux (positivité et incompréhensibilité) ; comment, enfin, l’infinitude de ma volonté est la marque que Dieu m’a fait à son image, et qu’il est important, par conséquent, de ne pas confondre l’infinité de Dieu et l’infinitude de ma volonté.

English

There are three manifestations of the infinite for Descartes: The infinity of God, the infinitude of my will and the indefinite character of both the physical and mathematical world. This article is dedicated to the infinitude of my will, which is to say to the contribution of practical philosophy to the idea of the infinite. In the first section, we examine how man, from a disillusioned stance as to the finite, naturally aspires towards the infinite, that will of infinite being so intimate to the idea of the infinite that it signifies, de facto, an infinite will. The second section shows next how my will is infinite, notably because it bears the paradoxical signs of my will, which are positivity and incomprehensibility. Finally, in the third section, the infinitude of my will appears as the mark that God gave me made in His image. This implies that one may not confound the infinity of God and the infinitude of my will.


"De la possibilité à l’existence : Kant critique de Leibniz", Dialogue. Revue canadienne de philosophie, 47:2, 2008, 1-24.

Troisième et dernier volet d’une étude consacrée à la possibilité et l’existence chez Leibniz, cet article reconstruit en trois étapes l’évolution kantienne sur ces notions fondamentales, depuis la Nova dilucidatio (1755) jusqu’à la Kritik der reinen Vernunft (1781-7), en passant par le Beweisgrund (1763), afin, d’une part, de mettre en évidence ce que Kant doit directement à Leibniz et, d’autre part, de montrer comment et pourquoi seul le tournant critique a su arracher l’un à l’autre sur le chemin de la possibilité à l’existence, à travers une double rupture, à la fois épistémologique (le rôle de l’expérience) et ontologique (l’éclipse de Dieu).

English

This article offers a contribution to the study of Leibniz’s thought on possibility and existence based on a reconstruction of the evolution of Kant’s thought on these notions in Nova dilucidatio (1755), Beweisgrund (1763) and Kritik der reinen Vernunft (1781-1787). Its aim is to shed light on Kant’s debt to Leibniz and to show that only the critical turn could make them diverge on the question of the possibility of existence through a two-fold opposition on epistemology (the role of experience) and ontology (the eclipse of God).


"Argumentation cartésienne : logos, ethos, pathos", Revue philosophique de Louvain, 106:3, 2008, p. 459-494.

Partant de la distinction aristotélicienne entre les trois piliers de l’argumentation, logos, ethos et pathos, nous proposons une analyse de l’argumentation cartésienne, telle qu’elle se dévoile dans l’intégralité de son œuvre et de sa correspondance. Le logos cartésien est fondé sur deux distinctions, logique et dialectique, analyse et synthèse, et par l’insuffisance de la démonstration appelle la persuasion. L’ethos cartésien est socratique : il se dévoile dans une scénographie platonicienne, il consiste notamment en une critique de l’érudition et de nombreux indices rappellent l’attitude de Socrate. Le pathos cartésien révèle un soin à la fois prédiscursif et discursif de l’auditoire, une rhétorique émotionnelle qui vise à toucher les sentiments du lecteur, et un jeu de la polémique qui manie l’art de la flatterie et de l’insulte. La conclusion, qui met en évidence la nature et le rôle de l’argumentation cartésienne vis-à-vis de sa philosophie, pose également la question de la sincérité de l’auteur, avant de livrer quelques suggestions herméneutiques.

English

Starting with the Aristotelian distinction between the three pillars of argumentation, logos, ethos and pathos, we propose an analysis of Cartesian argumentation, as it unveils itself through the totality of his corpus and correspondence. Cartesian logos is based on two distinctions, logic and dialectics, analysis and synthesis, and a need for persuasion due to the insufficiency of demonstration. Cartesian ethos is socratic: it presents itself in a Platonist scene and notably consists in a critique of erudition and numerous clues indicative of the Socratic method. Cartesian pathos reveals a prediscurive and discursive care of the audience, an emotional rhetoric that aims to touch the sentiments of the reader and a sense of controversy that juggles the art of flattery and insult. The conclusion, which demonstrates the nature and the role of Cartesian argumentation in relationship to his philosophy, asks equally the question of the sincerity of the author before giving some hermeneutical suggestions.


"Éthique et politique de l’intervention humanitaire armée", Critique internationale, 39, avril-juin 2008, 161-182.

L’intervention humanitaire armée, connue également par les concepts de « droit ou devoir d’ingérence » et de « responsabilité de protéger », est une intervention militaire en territoire étranger pour mettre fin à des violations graves et massives des droits de l’homme. Cette pratique étant définie selon son but, elle repose entièrement sur la « bonne intention » de l’Etat intervenant, sous-estimant du même coup le poids de la politique dans l’éthique de l’intervention. Dans quelle mesure l’Etat intervenant doit-il être désintéressé ? Le but de cet article est triple. Premièrement, proposer une critique réaliste du critère traditionnel de « bonne intention », donc abandonner l’exigence de désintéressement de l’Etat intervenant. Deuxièmement, examiner le cas irakien : peut-il être considéré comme une intervention humanitaire ? Troisièmement, reconstruire une éthique pragmatique et essentiellement conséquentialiste de l’intervention humanitaire, sans le critère de « bonne intention », et basée sur une double évaluation permettant d’éviter ou au moins de limiter l’usage prétextuel du label humanitaire.

English

Armed humanitarian intervention, also covered by the concepts of "right” or “duty to interfere" and "duty to protect," is a military intervention in foreign territory that aims to put a stop to serious and widespread human rights violations. This practice being defined according to its aim, in order to be humanitarian, armed intervention depends entirely on the "rightful intention" of the intervening state, a rationale that tends to underestimate the weight of politics in the ethics of intervention. But to what extent, and how far, should the intervening state be disinterested? This article sets out first of all to offer a realist critique of the traditional criterion of "rightful intention" and suggests that the "disinterested" requirement of the intervening state be discarded. It then examines the case of Iraq, wondering whether it can be considered as a humanitarian intervention. It goes on to reconstruct a pragmatic and essentially consequentialist ethic of humanitarian intervention without the "rightful intention" criterion, but based on a dual evaluation that would avoid or at least limit the use of the humanitarian label as a pretext


"La prudence de Descartes face à la question de l’infini en mathématiques", Philosophiques, 34:2, 2007, p. 295-316.

La question de l’infini cartésien est vaste et polymorphe, de la métaphysique à la philosophie des sciences en passant par la philosophie pratique. Mais c’est en mathématiques que l’attitude de l’auteur est la plus ambivalente et paradoxale, car il n’y a pas, chez Descartes, d’infini en mathématiques. Le but de cet article est d’analyser les manifestations et les raisons de cette prudence cartésienne. Pour ce faire, nous procédons en deux temps. D’abord, nous constatons l’absence d’infini en mathématiques à travers l’examen de l’infinitésimal. Ensuite, nous montrons qu’il n’y a, dans les mathématiques cartésiennes, qu’un indéfini, en discutant l’existence et le statut du « plus grand nombre ». Ce parcours dévoilera les deux motifs de la prudence cartésienne : la contrainte métaphysique et la rigueur méthodologique.

English

The question of the Cartesian infinite is vast and polymorphic, from metaphysics to the philosophy of science and practical philosophy. But it is in mathematics that the attitude of the author is the most ambivalent and paradoxal because, for Descartes, there is no infinite in mathematics. This article aims to analyze the signs and the reasons of this cartesian prudence. We will proceed in two steps. Firstly, we notice the absence of the infinite in Cartesian mathematics through the examination of the infinitesimal. Secondly, we will demonstrate that there is, in Cartesian mathematics, only an indefinite, by discussing the existence and the status of the "biggest number." This examination will reveal the two motives of cartesian prudence: metaphysical constraint and methodological rigour.


"Humanitarian Intervention and Disinterestedness", Peace Review : A Journal of Social Justice, 19:2, 2007, p. 207-216.

The contemporary conception of humanitarian intervention is entirely based on what is usually called the “right intention” criterion, which is a requirement of disinterestedness or selflessness of the intervening state. From a realist perspective which cautiously presumes that states are never totally disinterested, the question is : How distinterested should the intervening State be ? The “hierarchy of motives” criterion presuming that the presence of egoistic motives would not be prejudicial as long as the humanitarian aspect stays the “primary goal” or the “overriding motive” is easy to refute. By the same token, multilateralism, consent of victims and consent of the region do not resist the reality of international relations. Therefore, the disinterestedness of the intervening State is a weak postulate which must be abandoned.

"Commentaire du Concordat de 1801 entre la France et le Saint-Siège", Revue d’Histoire Ecclésiastique, 102:1, 2007, p. 124-154.

Sur un sujet classique et maintes fois discuté, le Concordat de 1801 entre Bonaparte et Pie VII, nous nous livrons ici à l’exercice du commentaire de texte, afin de présenter de manière claire et synthétique les 17 articles qui ont ramené en France la paix religieuse à une époque troublée. En deux parties, nous montrons comment le Concordat est un habile compromis qui satisfait, d’une part, le culte et la République, en reconnaissant que la religion de « la grande majorité des Français » a droit à un culte libre et public dans une République à qui elle doit fidélité tandis que se pose la question de la profession de foi personnelle du souverain et, d’autre part, les personnes et les biens, en renouvelant l’épiscopat et le régime de la propriété ecclésiastique, par une nouvelle circonscription des diocèses, des démissions et des nominations massives, et en convaincant Rome de renoncer aux biens ecclésiastiques aliénés contre la fonctionnarisation du clergé.

English

We offer here a commentary on the text of the 1801 Concordate between Bonaparte and Pius VII, a classical and oft discussed subject. We seek a clear and synthetic presentation of the 17 articles that brought religious peace to France in a troubled time. In two parts, we will show why the Concordate is a dexterous compromise that, on the one hand, satisfied religion and the Republic by recognizing that the religion of « the vast majority of the French » has the right to free and public worship in a Republic to which it owes loyalty, while at the same time the question of the sovereign’s personal profession of faith arose. On the other hand, it responded to questions of persons and wealth by renewing the episcopate and the ecclesiastical property system, via a new circumscription of dioceses, massive demissions and nominations and by convincing Rome to renounce seized ecclesiastical wealth in exchange for the functionarization of the clergy.


"L’existence leibnizienne", Archives de philosophie, 70:1, 2007, 249-273.

Deuxième volet d’une étude consacrée à la possibilité et l’existence chez Leibniz, cet article tente de reconstruire la conception leibnizienne de l’existence, notion fondamentale qui soutient toute l’ontologie de l’auteur et qui n’est pourtant ni clairement définie ni systématisée. En trois parties, nous établissons que l’existence leibnizienne est bien un degré de possibilité, un ajout, un complément, mais elle n’ajoute rien de nouveau. Elle n’est pas une perfection, mais une relation comparative de perfections entre elles. Elle n’est pas un prédicat réel, mais un prédicat logique. Elle se définit comme ce qui est distinctement senti, ce qui plaît à un esprit tout en ne déplaisant pas à l’esprit le plus puissant, et ce qui est le plus harmonique. La conception leibnizienne de l’existence a plusieurs couches, et à de nombreux égards préfigure déjà la position kantienne.

English

Second part of a study dedicated to possibility and existence in the philosophy of Leibniz, this article attempts to reconstruct his conception of existence, a fundamental notion that supports the entirety of his ontology, which is nevertheless neither clearly defined, nor systematized. In three parts, we establish that Leibniz’s conception of existence is a degree of possibility, an addition, a complement, which does not, however, add anything new. Existence is not a perfection, but a comparative relation of perfections between themselves. It is not a real predicate, but a logical predicate, characterized as that which is distinctively felt, as that which pleases a mind without displeasing the most powerful mind, and as that which is the most harmonious. Leibniz’s conception of existence has several layers and already prefigures to many the position of Kant.


"Possibilité et existentiabilité chez Leibniz ", Revue philosophique de Louvain, 104:1, 2006, p. 23-45.

On sait que l’ontologie leibnizienne trace, pour ainsi dire, le plus court chemin de la possibilité à l’existence. On mesure moins que cette ligne est parcourue d’étapes dont la première, assurément, est l’existentiabilité des possibles. Cet article examine d’abord la conception leibnizienne de la possibilité, à travers cinq définitions. Il analyse ensuite la nature et le rôle de cette existentiabilité, dans ses rapports à la possibilité d’une part et à l’existence elle-même d’autre part, pour finalement conclure sur l’existentialisme d’un auteur dont on souligne habituellement l’essentialisme. De cette manière, possibilité et existentiabilité permettent de redécouvrir à nouveaux frais tout un pan de la pensée de Leibniz.

English

It is well-known that Leibniz’s ontology as it were traces the shortest path from possibility to existence. The fact is measured less that this line is covered by stages, the first of which is assuredly the existentiability of possibles. This article first examines Leibniz’s conception of possibility by means of five definitions. It then analyses the nature and role of this existentiability in its relations to possibility, on the one hand, and existence, on the other, and concludes finally with the existentialism of an author whose essentialism is usually emphasized. In this way possibility and existentiability make it possible to discover again a whole area of Leibniz’s thought (translated by J. Dudley).


"Lamartine et Pie IX : la France face à la question nationale italienne en 1846-1849", Revue historique de droit français et étranger, 84:1, 2006, 71-85.

L’élection de Pie IX, en juin 1846, est une occasion donnée à l’Italie d’évaluer la solution néo-guelfe de l’unité sous l’égide du Saint-Siège, et la question nationale italienne qui agite alors la péninsule ne laisse pas la France indifférente. De l’autre côté des Alpes, Alphonse de Lamartine, attentif depuis toujours à tout ce qui touche l’Italie et la religion, acteur de la révolution de 1848, comprend aussitôt l’importance des événements italiens pour l’équilibre européen. Il prend position contre le néo-guelfisme et jouera, pendant deux ans, un rôle déterminant dans les relations franco-italiennes. Après avoir présenté la situation de l’Italie de 1846 à 1848 à travers le prisme de Pie IX, du mythe du « pape libéral » à celui de « pape traître », nous analysons les positions respectives de Lamartine et de la diplomatie française sur les affaires d’Italie. D’abord, Lamartine s’oppose à la politique étrangère de Guizot. Ensuite, pendant trois mois au pouvoir en 1848, il soutient la révolution italienne et dresse son « armée des Alpes ». Et, l’année suivante, il défend plus que jamais la République romaine et s’oppose au rétablissement du pouvoir temporel de la papauté.

"L’intervention humanitaire armée en Chine antique", Revue des deux mondes, janvier 2006, 152-173.

« (…) la lecture fort suggestive que propose M. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer sur la manière dont la Chine antique a théorisé le droit à la guerre. Pour les Machiavel chinois du IIIe siècle avant J.-C., faire la guerre, c’était la faire au tyran, en portant secours aux populations asservies. Une guerre humanitaire en quelque sorte, capable non seulement de légitimer le combat pour la victoire mais aussi l’exercice du pouvoir, une fois le tyran chassé. On voit par là comme nos sages confucéens eussent pu trouver un emploi de conseil auprès de M. Bush et de beaucoup d’autres responsables » (éditorial de Michel Crépu, p. 6).

"Cogito, ergo sum : induction et déduction", Archives de philosophie, 67:1, 2004, p. 51-63

Le « cogito, ergo sum » cartésien apparaît depuis quarante ans comme « inférence et performance » (J. Hintikka). Mais de quelle inférence s’agit-il précisément ? Pour le savoir, cet article poursuit deux objectifs : d’abord, montrer que la question pertinente à laquelle il s’agit de répondre ne concerne pas la relation logique interne qui lie le cogito au sum, et qui est une intuition, mais celle, externe, qui lie le « cogito, ergo sum » tout entier au « quicquid cogitat, est ». Ensuite, montrer que cette dernière relation est tout à la fois une induction et une déduction.

English

The cartesian “cogito, ergo sum” appears for forty years as “an Inference and a Performance” (J. Hintikka). But what kind of inference are we talking about? This paper works towards two ends : first, to point out that the real question about the inference in the cartesian cogito does not concern the internal logical relation between cogito and sum, which is an intuition, but the external one between « cogito, ergo sum » and « quicquid cogitat, est ». Then, to show that this relation is both an induction and a deduction.


"Lamartine : les deux vices du gouvernement temporel de la papauté dans l’article du 28 octobre 1847", Revue d’Histoire Ecclésiastique, 99:3-4, 2004, p. 627-657.

En juin 1846, dans l’Italie divisée du Congrès de Vienne, l’élection de Pie IX donne au néo-guelfisme une occasion de poser à nouveaux frais la question de l’unité italienne. Le 28 octobre 1847, à la veille des révolutions romaine et parisienne, Alphonse de Lamartine, qui entretient avec la religion des rapports complexes et ambivalents, rejette alors la solution néo-guelfe et se justifie par une longue et intense critique du pouvoir temporel de la papauté. A travers l’analyse détaillée de la critique lamartinienne, et dans le cadre de l’histoire de la curie romaine depuis la victoire française en Italie jusqu’à l’avènement de Pie IX (1796-1846), nous examinons ce que Lamartine présente comme les deux vices du gouvernement pontifical : sa complexité et son instabilité, c’est-à-dire, en somme, les questions de sa nature et de la continuité de son pouvoir.

English

In June 1846, in an Italy divided by the Congress of Vienna, the election of Pius IX gives neo-Guelfists an opportunity to reconsider the question of Italian unity. In October 1847, on the eve of Roman and Parisian revolutions, Alphonse de Lamartine, who has complex and ambivalent relationships with religion, rejects the neo-Guelfist solution and justifies himself with a long and intense criticism of the temporel power of the papacy. Through the detailed analysis of Lamartinian criticism, and within the scope of the history of Roman Curia from the French victory in Italy to the accession of Pius IX (1796-1846), I examine what Lamartine presents as the two vices of the papal government: its complexity and its instability – that is to say, the questions of its nature and of the continuity of its power.


Deutsch

Im Juni 1846, Italien geteilt durch den Kongreß Wiens, gibt die Wahl von Pius IX dem neo-Guelfismus eine Gelegenheit, die Frage nach den Kosten der italienischen Einheit zu stellen. Am 28. Oktober 1847, kurz vor den römischen und Pariser Revolutionen, weist Alphonse de Lamartine, der komplizierte und ambivalente Beziehungen zur Religion hat, die neo-guelfistische Lösung zurück und rechtfertigt sich mit einer langen und starken Kritik an der zeitlichen Macht des Papsttums. Durch die ausführliche Analyse der Lamartinischen Kritik und im Rahmen der Geschichte der römischen Kurie seit dem französischen Sieg in Italien bis zur Thronbesteigung von Pius IX ( 1796-1846 ), prüfen wir, was Lamartine als die beiden Laster der päpstlichen Regierung darstellt : ihre Kompliziertheit und ihre Unbeständigkeit, das heißt insgesamt, die Fragen ihrer Natur und der Kontinuität ihrer Macht.


"Réalité, Vérité et Connaissance. Une alternative à la traditionnelle ‘Justified True Belief’, inspirée de la ‘Wirklichkeit’ du Manuscrit de 1942 de W. Heisenberg", De Philosophia, University of Ottawa, 16:1, 2000, p. 91-112.

De toutes les dichotomies historiques qui divisent la philosophie en différentes traditions protectionnistes, figure en bonne place – et au XXème siècle – celle qui oppose philosophie anglo-saxonne et philosophie continentale. Cet article tente de montrer comment certains des problèmes rencontrés par la traditionnelle épistémologie anglo-saxonne, construite sur la thèse standard qui définit la connaissance comme « Justified True Belief », peuvent être contournés si l’on redéfinit le Fait, la Vérité et, finalement, la Connaissance, à la lumière de la redéfinition de la Réalité opérée par W. Heisenberg dans le Manuscrit de 1942. Les trois parties que sont l’exposé de la thèse standard, sa critique et son alternative, auront ainsi deux enjeux : d’une part, inviter au dialogue entre traditions anglo-saxonne et continentale et, d’autre part, présenter un ouvrage d’Heisenberg relativement méconnu du monde anglo-saxon pour n’avoir pas encore été traduit en anglais.

English

Of all historical dichotomies dividing philosophy into different protectionist traditions, the opposition between Anglo-Saxon and Continental philosophy has featured prominently in the twentieth century. This paper attempts to show how some problems encountered by traditional Anglo-Saxon epistemology – based on the standard definition of knowledge as « Justified True Belief » - can be avoided if Fact, Truth and Knowledge are recast in the light of W. Heisenberg’s redefinition of Reality in his 1942 Manuscript. While consisting of three parts – exposition of the standard thesis, a refutation and an alternative – this attempt has two objectives : (i) to initiate a dialogue between the Anglo-Saxon and Continental traditions; and (ii) to present a work by Heisenberg which is relatively unrecognized in the Anglo-Saxon world, as it has not yet been translated into English.


Chapitres de livres et d’actes de colloques

"Ethique et action stratégique", in Joseph Henrotin, Olivier Schmitt et Stéphane Taillat (dir.) , Etudes stratégiques : méthodes et concepts, Paris, PUF, 2015.

"Les justifications de la guerre préventive et leurs impasses", in Julie Saada (dir.), La guerre, entre faits et normes. Transformations et justifications des guerres dans les débats normatifs contemporains, Lyon, Presses universitaires de Lyon (PUL), collection sciences politiques, à paraître en janvier 2015.

"Ten Myths about the Responsibility to Protect : A Realist Critique", in D. Whetham and B. J. Strawser (ed.), Responsibilities to Protect : Perspectives in Theory and Practice, Brill, 2014

"articles "Ethique des relations internationales" et "Intervention humanitaire"", in P. Mbongo et C. Santulli (dir.), Dictionnaire encyclopédique de l’Etat, Paris, Berger-Levrault, 2014.

"Du Kosovo à la Syrie : l’intervention humanitaire armée", in J.-V. Holeindre et L. Testot (dir.), La Guerre des origines à nos jours, Auxerre, Editions Sciences Humaines, 2014, p. 239-245.

"L’éthique de la guerre", in J.-B. Jeangène Vilmer et R. Chung (dir.), Ethique des relations internationales. Problématiques contemporaines, Paris, PUF, 2013, p. 157-190.

"Introduction", in J.-B. Jeangène Vilmer et R. Chung (dir.), Ethique des relations internationales. Problématiques contemporaines, Paris, PUF, 2013, p. 1-38.

"L’éthique animale de Peter Singer", préface à Peter Singer, La Libération animale, Paris, Payot, collection "Petite Bibliothèque Payot" n°884, octobre 2012, p. 9-39.

"Savoir s’en servir", in A Quoi sert le savoir ?, Paris, PUF, 2011, p. 171-173.

"Ingérence (humanitaire)", in Michela Marzano (dir.), Dictionnaire de la violence, Paris, PUF, 2011, p. 702-706.

"Sade ", in Michela Marzano (dir.), Dictionnaire de la violence, Paris, PUF, 2011, 1155-1160.

"Animal", in Michela Marzano (dir.), Dictionnaire de la violence, Paris, PUF, 2011, p. 48-52.

"Bombardements aériens", in Michela Marzano (dir.), Dictionnaire de la violence, Paris, PUF, 2011, p. 161-168.

"Corrida et argumentation : réfutations sophistiques", in J. Porcher et C. Perreira (dir.), Toréer sans la mort ?, Paris, Quae, 2011, p. 176-188.

"Les principaux courants en éthique animale", in J.-P. Engélibert, L. Campos, C. Coquio et G. Chapouthier (dir.), La Question animale. Entre science, littérature et philosophie, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2011, p. 79-92.

"Le critère de la souffrance dans l’éthique animale anglo-saxonne ", in Jean-Luc Guichet (dir.), Douleur animale, douleur humaine : données scientifiques, perspectives anthropologiques, questions éthiques, Paris, Quae, 2010, p. 191-199.

"La responsabilité de protéger et le débat sur la qualification de génocide au Darfour ", in La responsabilité de protéger, Actes du 41e colloque annuel de la Société Française pour le Droit International (SFDI), Paris, Pedone, 2008, 233-241.

Le but de cette présentation est d’analyser le rôle du débat sur la qualification de génocide relativement à la responsabilité de protéger qui s’impose en principe à la communauté internationale dans le cas du Darfour. Deux questions sont particulièrement populaires au sujet du Darfour. D’une part, savoir s’il s’agit d’un génocide. D’autre part, s’il faut intervenir et surtout comment. Le but de ma communication n’est pas d’approfondir chacune de ces questions, mais d’analyser la relation qu’elles entretiennent. Autrement dit, ce qui m’intéresse ici est le lien entre deux débats : celui sur la qualification de génocide et celui sur la responsabilité de protéger au Darfour. Dans quelle mesure la qualification de génocide est-elle pertinente à l’égard de la responsabilité de protéger dans le cas du Darfour ? Pour le savoir, je procéderai en deux parties, en examinant dans un premier temps le débat lui-même : les actes commis au Darfour peuvent-ils être qualifiés de génocide ? Et, dans un second temps, les conséquences d’une telle détermination : quelle est la pertinence et l’importance de la qualification de génocide relativement à la nécessité d’agir ?

Travaux institutionnels

"Rétroprospective : la naissance du CAP", Les Carnets du CAPS (Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère des Affaires étrangères), 18, automne 2013, p. 29-43.

"Robots létaux autonomes : l’amorce d’un débat", Les Carnets du CAPS (Centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère des Affaires étrangères), 17, printemps 2013, p. 143-158.

Depuis des mois, articles de presse et analyses académiques (militaires, juridiques, philosophiques) traitant des drones et de leur irruption au dessus des conflits, se multiplient. Pour autant, la prochaine génération d’armement est encore plus problématique : il s’agit des robots létaux autonomes (RLA). Les armées en font un objectif prioritaire, y compris l’armée française : dans un objectif d’état-major du 10 novembre 2011, l’armée de terre envisage d’utiliser des robots autonomes d’ici 2035.

Comptes rendus d’ouvrages

"Recension du livre de Angus Francis, Vesselin Popovski et Charles Sampford (eds)", Norms of Protection : Responsibility to Protect, Protection of Civilians and Their Interaction, sur le site du Réseau de recherche sur les opérations de paix (ROP) de l’Université de Montréal, 11 février 2014.

"Recension du livre de Grégoire Chamayou", Théorie du drone, pour La Vie des idées, 4 décembre 2013.

"Recension du livre de Frédéric Ramel", L’Attraction mondiale, Paris, Presses de Sciences Po, 2012, dans la Revue française de science politique, 63:3-4, 2013, p. 743-744.

"Recension du livre de M. Albaret, E. Decaux, N. Lemay-Hébert et D. Placidi-Frot (dir.) ", Les Grandes Résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, Paris, Dalloz, 2012, dans La Chronique (mensuel d’Amnesty International France), juillet/août 2013, p. 32.

"Recension du livre d’Océane Zubeldia", Histoire des drones, de 1914 à nos jours, Paris, Perrin, 2012, dans Politique étrangère, 2013/1, p. 199-200.

"Recension du livre d’Aidan Hehir", The Responsibility to Protect : Rhetoric, Reality and the Future of Humanitarian Intervention, New York, Palgrave Macmillan, 2012, dans Politique étrangère, 2012/4, p. 912-913.

"Recension du livre de Hugo Slim", Les civils dans la guerre. Identifier et casser les logiques de violence, Genève, Labor et Fides, 2009, pour le site internet du Réseau de recherche sur les opérations de paix (ROP), août 2010.

"Recension du livre de Dominique Gaurier", Histoire du droit international : Auteurs, doctrine et développement de l’antiquité à l’aube de la période contemporaine, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005, dans la Revue québécoise de droit international, septembre 2008.

Tribunes dans la presse

"L’irréaliste scénario de la bombe à retardement", Le Monde, 13 décembre 2014, p. 15.

Devoir torturer des terroristes afin de déjouer un attentat imminent est une fiction qui n’a jamais existé. Les sévices endurés ne font qu’encourager les actes barbares.

"Les risques de la robotisation militaire", Le Devoir, 27 décembre 2012, p. A7.

"Homeland, la Maison Blanche et les drones", Libération, 19 octobre 2012, p. 22-23.

reprise et lue intégralement dans la revue de presse culturelle d’Antoine Guillot sur France Culture (5 novembre 2012) : http://www.franceculture.fr/emissio...

"Libya to Syria : R2P and the ‘Double Standards’ Issue", Fair Observer, 23 July 2012

First of the Fair Observer’s five best Global Security articles of 2012 : http://www.fairobserver.com/article...

"Quelle responsabilité de protéger ?", Ouest France, 11 avril 2011

"Libye : ni droit d’ingérence ni altruisme", Le Figaro, 26-27 mars 2011, p. 18.

"Les sophismes de la corrida", Libération, n°9113, 31 août 2010, p. 18.

"L’éthique animale au défi de la diversité", Le Courrier (Suisse), 21 mai 2010, p. 4.

"Darfour : quelle intervention ?", L’Information Agricole, 804, janvier-février 2007, p. 6 (édito)

"Les sophismes du foie gras", L’Express, 15 décembre 2005, p. 104

Articles de vulgarisation

"Erythrée : prison à ciel ouvert", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°330, mai 2014, p. 11-17

Dossier composé avec Franck Gouéry : "L’Erythrée sous camisole" (JBJV, p. 11-13), "Fuir l’Erythrée : une odyssée tragique" (FG, p. 14-15) et "Un fauteur de troubles (politique étrangère)" (JBJV, p. 16-17) - avec des photos prises en Erythrée au printemps 2012.

""Un armement de plus en plus autonome" (article) et "Droit d’entrer en guerre et intervention humanitaire" (étude de documents)", Textes et Documents pour la classe, 1060, "Les guerres contemporaines", automne 2013, p. 14-15 et 38-39.

"Du Kosovo à la Syrie : l’intervention humanitaire armée", Sciences Humaines, Les Grands Dossiers, hors-série n°1, "La Guerre des origines à nos jours", novembre-décembre 2012, p. 118-121.

"L’animal n’est pas une frontière", Point de départ de ma position lors de la table ronde. , table ronde "Ethique environnementale : eux et nous", Festival "Mode d’emploi", Villa Gillet, Lyon, 30 novembre 2012

"Peter Singer : le philosophe qui voulait "libérer" les animaux", La Cité : journal bimensuel (Suisse), 9-23 novembre 2012, p. 17.

"Qui tue le plus ?", (avec Nora Carisse) Nous autres, 8 septembre 2012

"Pourquoi la philosophie s’intéresse-t-elle aux séries télévisées ?", La Cité. Journal bimensuel (Suisse), 20, 22 juin - 6 juillet 2012, p. 17.

"Cause animale et courage politique", Animal, Santé & Bien-être, 31, mai-juin 2012, p. 10.

"L’intervention militaire justifiée par des raisons humanitaires, de la Libye à la Syrie", Grotius International. Géopolitiques de l’humanitaire, avril 2012

"Tuer ou laisser mourir ? Un résumé du livre", Dossier du ROP (Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix), 6 avril 2012

"Les interventions militaires en débat 4/4 : Les évolutions d’Amnesty International", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International France, avril 2012, p. 22-23.

"Les interventions militaires en débat 3/4 : L’intervention en Libye (2011)", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International France, mars 2012, p. 22-23.

"Existe-t-il un "effet CNN" ? L’intervention militaire et les médias", Inaglobal. La revue des industries créatives et des médias, 8 février 2012

Quel type d’influence les médias ont-ils sur la politique étrangère, et sur le déclenchement d’interventions militaires en particulier ?

"Les interventions militaires en débat 2/4 : L’intervention américaine en Irak (2003) ", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International France, février 2012, p. 22-23.

"La justice pénale internationale prise dans le dilemme de la paix et de la justice", Grotius International. Géopolitiques de l’humanitaire, janvier 2012

""Le regard du politologue : au nom du moindre mal et de l’intime conviction"", Dossier "Quand la France doit-elle entrer en guerre ?", Alternatives Internationales, 53, décembre 2011, p. 54-55.

En 2005, l’Organisation des Nations unies a adopté un document reconnaissant aux Etats la " responsabilité de protéger ". Toute intervention militaire qui se prétend humanitaire est-elle pour autant légale ou légitime ?

"Le contemporain n’existe pas", Pylône. Revue de philosophie, d’art et de littérature, 8, automne 2011, p. 120-121.

"The Ethics of Intervention – Human Rights, National Sovereignty and the Balance of Risk", Debate with prof. Malcolm Chalmers, Speakers’ Corner Trust, 2 août 2011

"La vaine rhétorique de la défense "philosophique" de la corrida", L’Archicube. Revue de l’Association des anciens élèves et amis de l’École normale supérieure, 10, mai 2011, p. 209-213.

"Comment distinguer neutralité et impartialité ? Le cas du CICR", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°294, avril 2011, p. 14.

"Défendre les droits humains, est-ce être impartial ?", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°294, avril 2011, p. 11.

"Impartialité : de quoi s’agit-il ?", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°294, avril 2011, p. 11.

"Régimes oppressifs : qu’en disent disent les médias ? (3/3)", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°294, avril 2011, p. 20-21.

"Régimes oppressifs : la Chine est-elle une dictature ? (2/3)", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°293, mars 2011, p. 22-23.

"Régimes oppressifs : de quoi parle-t-on ? (1/3)", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°292, février 2011, p. 20-21.

"réponse à une recension de Sade moraliste", L’Irascible, Revue de l’Institut Rhône-Alpes de Sciences Criminelles, 1, "Les Lumières du pénal", avril 2011, p. 253-259.

"Turkménistan : la grande illusion", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°286, septembre 2010, p. 10-17.

Dossier Turkménistan avec trois articles : une introduction générale sur la situation des droits de l’homme, une enquête sur les prisons turkmènes et une analyse sur les conditions d’enquête au Turkménistan pour les ONG internationales, avec 13 photos.

"Eloge de la tolérance", L’ECHO de la Ligue ROC, 2009-2010

"Le Darfour, le génocide, les médias et les intellectuels", Le Panoptique, 15, octobre 2007

Le débat sur la qualification de génocide au Darfour a une dimension politique,juridique et médiatique. Il a lieu parce que l’on se persuade que la reconnaissance d’un génocide impliquerait l’obligation légale d’intervenir pour y mettre fin, ce qui est faux. Le rôle des intellectuels dans ce débat n’est pas satisfaisant. Il devrait être de démasquer l’amalgame terminologique, l’hyperbole sémantique et l’usage d’une rhétorique génocidaire dont le but est essentiellement de mobiliser les foules. Encore faudrait-il que les médias donnent leur place aux intellectuels spécifiques, entre les intellectuels universels et les experts.

"Sade : l’oeuvre et son contexte", La presse littéraire, Spécial Sade, hors-série 2, octobre-décembre 2006, p. 65-97