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Relations internationales / droit international

"SYNTHESE"

- Articles dans "Critique internationale", "International Affairs", "Revue française de science politique", "Raisons politiques", "Ethics and International Affairs", "The Washington Quarterly", "War on the Rocks", "Revue de science criminelle et de droit pénal comparé (RSC)", "Peace Review : A Journal of Social Justice", "Annuaire Français de Relations Internationales", "Etudes internationales", "McGill Law Journal", "Philosophiques", "Etudes", "Commentaire", "Politique étrangère", "Politique internationale", "Revue Défense Nationale", "Just Security", "Revue des deux mondes", "La revue internationale et stratégique", "Política Externa", "Les Cahiers de la justice. Revue trimestrielle de l’Ecole Nationale de la Magistrature", "Sciences humaines", etc.

- chapitres de livres publiés aux Presses universitaires de France (PUF), Presses universitaires de Rennes (PUR), Presses universitaires de Lyon (PUL), Brill / Nijhoff, Editions Thémis, Editions Berger-Levrault, etc.

"La lutte contre la désinformation russe : contrer la propagande sans faire de contre-propagande ?", Revue Défense Nationale, n°801, juin 2017, p. 93-105.
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Il existe de nombreux travaux sur l’influence russe, mais peu sur la désinformation qui est l’un des moyens utilisés et encore moins sur les manières d’y répondre. Dans la lutte contre la désinformation russe, qui occupe désormais de façon explicite l’UE, l’OTAN et plusieurs États, la consigne est de contrer la propagande sans faire de contre-propagande. Comment ? Cet article tente de le montrer en trois parties : d’abord en définissant des termes souvent employés indifféremment et qu’il ne faut pourtant pas confondre. En l’occurrence, la désinformation n’est pas exactement la même chose que la propagande. Ensuite, en rappelant ce qui est fait pour lutter contre la désinformation russe, par l’OTAN, l’UE, les États et la société civile. Enfin, en envisageant ce qui reste à faire, sous la forme de 25 propositions concrètes.

English summary : https://euvsdisinfo.eu/25-ways-of-c...

России резюме (résumé en russe) : https://lb.ua/news/2017/06/19/36945...

Tiivistelmä Suomi (résumé en finnois) : http://www.verkkouutiset.fi/ulkomaa...

"Studying War", Editorial of the Réseau Asie & Pacifique, June 2017

"Etudier la guerre", Edito du Réseau Asie & Pacifique, juin 2017

"Le tournant des études sur la guerre en France", Revue Défense Nationale, n°800, mai 2017, p. 51-61.
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Ces dernières années s’est constitué un véritable mouvement en faveur de « War Studies » à la française, animé par une poignée d’universitaires et soutenu par le ministère de la Défense. L’article revient en introduction sur la nature des « études sur la guerre », définies comme le domaine de recherche pluridisciplinaire ayant la guerre au sens large pour objet, et ce qui les distingue d’autres espèces proches (études stratégiques, études de sécurité, études de défense, etc.).

Il procède ensuite en trois parties :

1/ Le retard français Les War Studies sont reconnues comme une discipline académique dans le monde anglophone depuis au moins un demi-siècle. En France, les nombreuses tentatives de créer à l’université des centres de recherche ou des formations dans ce domaine depuis le début de années 1970 ont rarement duré et/ou n’ont jamais atteint la taille critique. Comment l’expliquer ?

2/ Le rattrapage actuel Depuis quelques années, la donne a changé pour plusieurs raisons : le renouvellement générationnel, le contexte sécuritaire, le rôle du ministère de la Défense, le début d’une fécondation croisée entre militaires et chercheurs, et le fait de présenter la matière sous le label « études sur la guerre », plus inclusif que « études stratégiques » ou « études de défense ».

3/ Les défis futurs Les efforts consentis par plusieurs acteurs pour développer les études sur la guerre en France ces dernières années sont sans précédent, mais les difficultés sont telles que l’on ne pourra pas faire l’économie d’une approche globale : ce sont les mentalités qu’il faut changer, de l’intérieur des milieux académique et militaire. Dans les milieux académiques, deux défis principaux subsistent : la scientificité du champ et l’interdisciplinarité. Dans les milieux militaires, le défi principal est l’attractivité de la recherche, qui n’est généralement pas valorisée dans la carrière.

"Article "The Ten Main Defense Challenges Facing Macron’s France"", War on the Rocks, 10 mai 2017

"Les dix principaux enjeux de défense du prochain quinquennat", Défense & Sécurité Internationale (DSI), mars-avril 2017, p. 40-44.
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"Préface", à Lieutenant-colonel O. Entraygues (dir.), L’Âge du drone, Polémoscopie n°2, Editions Le Polémarque, 2017, p. 7-13.

"La compétence universelle à l’épreuve des crises diplomatiques", Revue de science criminelle et de droit pénal comparé (RSC), 4/2016, p. 701-724.

La compétence universelle est la capacité des juridictions nationales de poursuivre l’auteur présumé de certains crimes quel que soit le lieu où ceux-ci ont été commis et quelle que soit sa nationalité ou celle des victimes. Partant d’une intention louable – créer une insécurité juridique pour les crimes les plus graves, pour que leurs auteurs ne soient en sécurité nulle part –, elle place le décideur dans un dilemme entre le respect de ses obligations internationales et la prise en compte des contraintes de la realpolitik. À l’intersection de la politique étrangère et de la théorie normative du droit, cet article s’intéresse à la dimension politique de la compétence universelle, et en particulier à son effritement progressif à cause des crises diplomatiques qu’elle suscite.

Universal jurisdiction is the ability of national courts to prosecute the alleged perpetrator of certain crimes wherever they were committed, and whatever the perpetrator and victims’ nationalities may be. Stemming from a laudable intention - to create legal insecurity for the perpetrators of the most serious crimes, so that there is nowhere that they are safe -, it places the decision-maker in a dilemma between the respect of his international obligations and the constraints of realpolitik. At the intersection of foreign policy and normative legal theory, this article focuses on the political dimension of universal jurisdiction, and in particular on its gradual erosion due to the diplomatic crises it generates.

"Five recommendations to pacify relations between the ICC and Africa", Just Security, 2 décembre 2016

Three African countries – South Africa, Burundi and Gambia — recently started the process to leave the Rome Statute, the treaty that established the International Criminal Court, and others could follow suite. This is unprecedented in the history of international criminal justice, but the risk of a domino effect is low, as withdrawing from the ICC is costly, and not only in terms of image as it potentially involves retaliatory measures (such as cutbacks in EU or US development aid). At the recent Assembly of States Parties, even critical states like Kenya and Uganda, which have been behind the African Union’s backlash against the court for years, were either silent or supportive. Even though the current hemorrhage does not threaten the Court, it does confirm it has a serious image problem at the least. For more on this topic, Just Security already has an excellent series of contributions. In the last issue of International Affairs, Chatham House’s peer-reviewed academic journal, I also published an article on “The African Union and the International Criminal Court : counteracting the crisis.” I will summarize and build on that article here, focusing on the recommendations I propose to repair relations.

"African nations and the International Criminal Court : the real motives behind withdrawal", International Affairs Medium blog, 28 novembre 2016

On 20 October 2016, South Africa became the first nation to withdraw from the International Criminal Court (ICC). Burundi followed on 27 October ; Gambia on 10 November. Others could follow suit. This is unprecedented in the history of international criminal justice. Russia’s announcement of its withdrawal on 16 November, on the other hand, following the publication of an ICC’s preliminary report into the 2014 annexation of Crimea, is not the real news story. Having signed but not ratified the statute, it was never a real member of the court. How then can this ‘Afrexit’ be explained ? Why are African countries in particular leaving the ICC ?

"The African Union and the International Criminal Court : Counteracting the crisis", International Affairs, 92:6, 2016, p. 1319-1342.
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In October 2016, South Africa became the first nation to withdraw from the Rome Statute of the International Criminal Court (ICC), after Burundi began taking steps to leave it. Kenya is likely to follow, and other states, like Uganda, could take the same cue. The ICC is facing the most serious diplomatic crisis of its history, with the African Union (AU) denouncing double standards, neo-colonialism and ‘white justice’, and regularly threatening to withdraw from the Rome Statute en masse. This article adopts both an interdisciplinary and a pragmatic policy-oriented approach, with the aim of producing concrete recommendations to counteract the crisis. It firstly outlines the context of this crisis which, although not new, is becoming increasingly serious. It then responds to the AU’s objections to the ICC. The court’s ‘Afro centrism’ is explained by objective facts (the occurrence of mass crimes taking place on the African continent, the large number of African parties to the Rome Statute, the principle of complementarity) as well as by subjective decisions (a convergence of interest between the African leaders who brought the cases to the court themselves to weaken their opponents, and the prosecutor who needed quickly to find cases). Afro-centrism should also be nuanced, as the ICC has already shown an interest in cases outside Africa and the extent to which it is a problem is a matter of perspective. The article also responds to the ‘peace vs justice’ objection, and emphasises that African states were instrumental in creating and sustaining the ICC. It finally formulates recommendations to ease relations between the ICC and AU, such as to investigate more outside Africa, reinforce African national jurisdictions, create intermediary institutional structures, promote regional-level action, and rely more on ICC-friendly African states and African civil society.

"L’Afrique et la Cour pénale internationale : chronique d’un divorce annoncé", The Conversation France, 3 novembre 2016

Un article long qui revient sur les motivations réelles des Etats démissionnaires (Afrique du Sud, Burundi, Gambie) et qui confirme que c’est une lecture politique - et non "raciale" - qu’il faut faire de la situation : chacun des chefs d’État a des raisons particulières de quitter la CPI, qui n’ont rien à voir avec la critique postcoloniale leur servant de prétexte. L’effet domino devrait être limité, mais confirme que la Cour a un sérieux problème d’image.

"L’Afrique et la Cour pénale internationale (2/2) : comment sortir de l’impasse ?", Le Monde Afrique, 1er novembre 2016

Un article court qui fait des propositions concrètes car contre-argumenter (pas une justice de "Blancs") et développer un discours positif (les Etats africains ont joué un rôle important dans la création et le développement de la CPI) ne suffira pas : il faut (1) « désafricaniser » la Cour, (2) renforcer les juridictions nationales, (3) créer des structures intermédiaires entre la CPI et l’UA et (4) s’appuyer sur les Etats parties amis et la société civile africaine.

"L’Afrique et la Cour pénale internationale (1/2) : une justice de ’Blancs’ ?", Le Monde Afrique, 31 octobre 2016

Un article court sur le prétendu afro-centrisme de la CPI qui (1) se nuance, (2) s’explique, (3) est en réalité l’œuvre des Etats africains eux-mêmes, qui ont africanisé la CPI en voulant l’instrumentaliser, et (4) n’est qu’une excuse pour une poignée de dirigeants jouant la partition du populisme anticolonialiste pour mieux dissimuler leurs intérêts égoïstes.

"Autonomous Weapon Diplomacy : The Geneva Debates", Ethics & International Affairs, Online Exclusive, 27 September 2016

"Recension du livre de John Bew", Realpolitik : A History, (Oxford University Press, 2016), Revue française de science politique, 66:3-4, 2016, p. 584-585.
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"Diplomatie des armes autonomes : les débats de Genève", Politique étrangère, 3:2016, p. 119-130.
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Les systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) n’existent pas encore mais pourraient bien transformer la manière dont les guerres seront menées demain. Depuis 2014, l’Organisation des Nations unies (ONU) a entamé une réflexion sur ces armes d’un genre nouveau, dont certains États voudraient interdire le développement. Si une telle interdiction paraît peu vraisemblable, on devrait néanmoins voir apparaître un code de "bonnes pratiques" encadrant leur utilisation.

"Ten Myths About the 2011 Intervention in Libya", The Washington Quarterly, 39:2, 2016, p. 23-43.

Abstract (by TWQ) : Libya is still undergoing a violent post-Gaddafi transition, with criticisms of the 2011 international military intervention becoming increasingly vocal. Some are justified, but a French policy planning adviser responds to ten other common criticisms, and the myths upon which they are based, to help reassess further Western assistance to Libya.

(Cet article n’est pas exactement le même que la version française)

""Proliferated Drones : A Perspective on France"", in Kelley Sayler (ed.), Proliferated Drones, Washington D.C., Center for a New American Security (CNAS), 27 May 2016

" Drones armés, drones de combat et "robots tueurs"", The Conversation France, 29 avril 2016

"Les éliminations ciblées sont-elles légales ?", Défense & Sécurité Internationale (DSI), hors-série n°47, avril-mai 2016, p. 60-62.
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Il y a deux principaux débats autour des éliminations ciblées : l’un sur leur légalité, l’autre sur leur effi cacité. Je me limite ici au premier. Je parle d’ "éliminations ciblées" et non d’"assassinats ciblés", contrairement à l’usage le plus répandu en langue française, qui pourtant traduit l’anglais targeted killings (et non targeted assassinations). "Éliminations ciblées" est neutre : c’est le fait de tuer un individu non détenu de manière préméditée et intentionnelle, mais sans présumer de la légalité ou de l’illégalité de l’action. "Assassinats ciblés" en revanche est connoté puisque l’assassinat est par définition illégal. Pour l’élimination, c’est plus complexe.

"Dix idées reçues sur l’intervention en Libye", Politique internationale, 150, hiver 2015-2016, p. 331-346.
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La progression de Daech en Libye conduit à s’interroger sur la situation de ce pays et, tout particulièrement, sur les responsabilités de ceux qui sont à l’origine du chaos actuel — responsabilités souvent décrites de façon approximative. De plus en plus de voix s’élèvent pour critiquer l’intervention militaire qui, il y a cinq ans, a contribué à la chute de Kadhafi et qui, aujourd’hui, cristallise l’ensemble des reproches adressés aux interventions militaires occidentales. On l’accuse d’avoir été conduite en violation du droit international et de s’être révélée un remède pire que le mal qui a causé les turbulences actuelles dans le pays et déstabilisé toute la région. Fréquente dans l’opinion française, omniprésente chez les BRICS, cette lecture de l’histoire pollue les relations de la France avec le reste du monde et sape la légitimité de ses autres interventions. Au moment où l’accord de Skhirat indique une direction et un peu d’espoir, il importe de revenir sur les événements de 2011 pour répondre aux critiques. Toutes ne sont pas injustifiées, mais la plupart relèvent d’interprétations tendancieuses et certaines sont même fondées sur des contrevérités.

1. Non, l’intervention n’est pas responsable des désordres actuels en Libye 2. On ne peut pas prouver qu’il aurait été préférable de ne pas Intervenir 3. Oui, la bataille de la reconstruction a été perdue, mais pouvait-elle être gagnée ? 4. Non, la résolution 1973 n’a pas été dévoyée 5. Non, l’objectif de l’intervention n’était pas de tuer Kadhafi 6. Oui, il y avait vraiment des raisons humanitaires d’intervenir 7. Non, il n’y avait pas d’issue pacifique à la crise 8. Non, l’intervention n’a pas fait des dizaines de milliers de morts 9. Non, la Libye n’a pas tué la responsabilité de protéger 10. Non, l’intervention n’était pas l’expression du néocolonialisme occidental

"Le veto est-il un attribut de la puissance ? Le cas de la France", in A. Novosseloff (dir.), Le Conseil de sécurité des Nations Unies : entre impuissance et toute puissance,, Paris, CNRS Editions, Biblis inédit, 2016, p. 285-296.

"Vers un droit global de l’ennemi ? L’encadrement normatif des éliminations ciblées", in K. Benyekhlef (dir.), Vers un droit global ?,, Montréal, Editions Thémis, 2016, p. 201-220.

"Droits humains et conflits armés", Philosophiques, 42:2, 2015, p. 311-333.

À première vue, il s’agit d’une chose et son contraire : la guerre est tellement le lieu par excellence de la violation des droits humains que leur relation semble se résumer à cet antagonisme primaire — l’un serait la négation de l’autre. La guerre viole les droits et les droits ont la paix, donc l’absence de guerre, comme condition de possibilité. Puis l’on se souvient que, contrairement aux apparences, la guerre n’est pas cet état de non-droit où tout est permis, mais un espace normé, codifié. Il est question des droits humains pendant la guerre — pour dénoncer leur violation, certes, mais la violation des règles n’est pas la preuve de leur absence — mais aussi avant la guerre, puisque certains conflits sont justifiés par la protection des droits des populations locales, ou en vertu d’un « droit de l’humanité » qui serait un intérêt à agir. Les relations entre droits humains et conflits armés sont résumées dans cet article en quatre parties : d’un point de vue historique, d’abord, où l’on montre leur réciprocité (le rôle de la guerre dans l’évolution des droits humains, et le rôle des droits humains dans l’évolution de la guerre). En reprenant la trilogie de l’éthique de la guerre ensuite : la guerre au nom des droits humains (jus ad bellum), les droits humains dans la guerre (jus in bello) et, en guise de conclusion, les droits humains après la guerre (jus post bellum).

At first glance these two terms may seem contradictory. War is the most extreme context of human rights violations, suggesting that they have a fundamentally antagonistic relationship and that one is the negation of the other. War violates rights, while rights require peace and hence the absence of war. Despite this appearance, however, war is not a state of lawlessness where all is permitted, but rather a regulated, codified space. There is a question of human rights in war and we obviously denounce their violation, but the violation of rules is not proof of their absence. There is another question of human rights before war, since certain conflicts are justified by the protection of the local population’s rights, or the “rights of humanity” as a cause for action. This article summarises the relations between human rights and armed conflicts in four sections : firstly from a historical perspective, focusing on their reciprocity (war’s role in the evolution of human rights and the role of human rights in the evolution of war). The next sections follow the trinity of the ethics of war : war in the name of human rights (jus ad bellum), human rights in war (jus in bello) and, to conclude, post-war human rights (jus post bellum).

"Pour des War Studies en France : un diagnostic et des propositions", (avec Jean-Vincent Holeindre), Revue Défense Nationale, n°785, décembre 2015, p. 53-59
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"Les fondements de l’intervention française en Syrie", La Croix, 27 novembre 2015

"Penser la guerre (plaidoyer pour des War Studies en France)", Le Monde, 27 novembre 2015

"Frogs of War : Explaining the New French Military Interventionism", War on the Rocks, 14 octobre 2015

"Recension du livre de Jean Ping", Éclipse sur l’Afrique. Fallait-il tuer Kadhafi ?, pour La Vie des idées, 2 septembre 2015.

"Encadrons l’usage des robots tueurs", Le Monde, 18 août 2015, p. 12.

"La guerre juste", in général B. de Courrèges d’Ustou (dir.), Défendre la France au XXIe siècle, Paris, Economica, 2015, p. 83-86.

"Drones armés et systèmes d’armes létaux autonomes : des enjeux différents", in R. Doaré, D. Danet et G. de Boisboissel (dir.), Drones et killer robots : Faut-il les interdire ?, Rennes, Presses universitaires de Rennes (PUR), collection L’Univers des normes, 2015, p. 91-102.

"La difficile définition du cadre de l’intervention humanitaire (entretien)", La revue internationale et stratégique, 98, 2015/2, p. 157-166.

"Les justifications de la guerre préventive et leurs impasses", in Julie Saada (dir.), La guerre en question. Conflits contemporains, théorie politique et débats normatifs, Lyon, Presses universitaires de Lyon (PUL), collection sciences politiques, 2015, p. 191-215.
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"Vers une bipolarité fluide Etats-Unis / Chine ?", Revue Défense Nationale, juin 2015, p. 58-63.

"When France Arms its Drones", in The French Air Force : Transforming to Prepare for the Future, Les Cahiers de la Revue Défense Nationale, Paris Air Show 2015 special issue, June 2015, p. 96-101.

"Quand la France armera ses drones", in L’Armée de l’air : se transformer pour préparer l’avenir, Les Cahiers de la Revue Défense Nationale, spécial Salon du Bourget 2015, juin 2015, p. 101-106.

"Ethique et action stratégique", in Stéphane Taillat, Joseph Henrotin et Olivier Schmitt (dir.) , Guerre et stratégie : approches, concepts, Paris, PUF, 2015, p. 171-195.
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"Ten Myths about the Responsibility to Protect : A Realist Critique", in D. Whetham and B. J. Strawser (ed.), Responsibilities to Protect : Perspectives in Theory and Practice, Brill / Nijhoff, 2015, p. 80-100.

"Terminator Ethics : Should We Ban ’Killer Robots’ ?", Ethics and International Affairs, 23 mars 2015

"In this incisive analysis, Jean-Baptiste Jeangène Vilmer argues that three things confuse the current debate on LAWS : the use of different names to describe the weapons in question (“killer robots,” “lethal autonomous weapon systems,” etc.), the inherently speculative nature of the debate, and differing definitions of “autonomy.” He then posits that “fully autonomous weapon systems” are a red herring, the moral argument against LAWS is too philosophically muddled to be effective, and that it is entirely unclear that LAWS will not abide with international humanitarian law. Finally, Vilmer argues that safeguards can be installed to regulate LAWS’ use." (Paul Scharre, Center for a New American Security)

This essay was first published in French as “Terminator Ethics : Faut-il Interdire les ‘Robots Tueurs’ ?”, Politique Etrangère, December 2014, p. 151-167.

"La fin des droits de l’homme ?", Etudes, 2015/3, p. 19-30.

Plusieurs facteurs portent à la mise en question des droits de l’homme dans le monde : progression des régimes autoritaires, affaiblissement moral de l’Occident, crise des institutions internationales, etc. Mais il apparaît à l’examen que leur prétendu déclin est plutôt une crise de croissance. La démocratie libérale et le respect des droits humains répondent davantage aux aspirations des populations. Il importe d’en faire un des critères non pas d’affichage mais de détermination de la politique étrangère de la France.

"Crimée : les contradictions du discours russe", Politique étrangère, 1/2015, p. 159-172.

Après avoir nié l’intervention russe en Crimée, le président Poutine a fini par la reconnaître et par employer des arguments fallacieux pour la justifier. Contrairement à ce qu’affirme la propagande russe – relayée par différents partis d’extrême droite en Europe de l’Ouest –, cette annexion de fait est illégale et les comparaisons avec le Kosovo sont infondées. Un an après son fait accompli en Crimée, le Kremlin poursuit sa stratégie de démembrement de l’Ukraine.

"Les Turbulences de l’ordre mondial : une lecture critique du World Order de Henry Kissinger", Revue française de science politique, 65:1, 2015, p. 111-125.

Au sortir de « l’été de toutes les crises », qui a concentré la plupart des symptômes du désordre mondial (Ukraine, Syrie, Irak, Sahel, Libye, Israël/Palestine, mer de Chine, Ebola) et témoigné de l’état de nature hobbesien dans lequel les relations internationales semblent revenues, la parution début septembre du dernier livre de Kissinger est on ne peut plus opportune.

"Torture : l’irréaliste scénario de la bombe à retardement", Le Monde, 13 décembre 2014, p. 15.

Devoir torturer des terroristes afin de déjouer un attentat imminent est une fiction qui n’a jamais existé. Les sévices endurés ne font qu’encourager les actes barbares.

"Terminator Ethics : faut-il interdire les "robots tueurs" ?", Politique étrangère, 4/2014, p. 151-167.

Les systèmes d’armes létaux autonomes font débat, certaines ONG réclamant leur interdiction préventive. La notion d’autonomie est pourtant très complexe : il n’existe pas de système d’arme totalement soustrait à l’intervention humaine. En termes moraux et vis-à-vis du droit international humanitaire, ces systèmes posent des problèmes peu différents des autres armes utilisées par l’homme. Il semble donc préférable de les encadrer, plutôt que les interdire a priori.

"L’applicabilité du droit international humanitaire à la cyberconflictualité", in Didier Danet et Amaël Cattaruzza (dir.), Cyberdéfense : quel territoire, quel droit ?, Economica, 2014, p. 240-252.

"Le veto est-il un attribut de la puissance ? Le cas de la France", Aquilon. Revue en ligne de l’Association des internationalistes, 13, juin 2014, p. 31-39.
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"articles "Ethique des relations internationales" et "Responsabilité de protéger"", in P. Mbongo, F. Hervouët et C. Santulli (dir.), Dictionnaire encyclopédique de l’Etat, Paris, Berger-Levrault, 2014.

"Erythrée : prison à ciel ouvert", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°330, mai 2014, p. 11-17

Dossier composé avec Franck Gouéry : "L’Erythrée sous camisole" (JBJV, p. 11-13), "Fuir l’Erythrée : une odyssée tragique" (FG, p. 14-15) et "Un fauteur de troubles (politique étrangère)" (JBJV, p. 16-17) - avec des photos prises en Erythrée au printemps 2012.

"Du Kosovo à la Syrie : l’intervention humanitaire armée", in J.-V. Holeindre et L. Testot (dir.), La Guerre des origines à nos jours, Auxerre, Editions Sciences Humaines, 2014, p. 239-245.

"Ressources francophones en droit international humanitaire", McGill Law Journal. Revue de droit de McGill, 59:3, 2014, p. 741-757.

Recension comparative de : Marco Sassòli, Antoine Bouvier et Anne Quintin (dir.), Un droit dans la guerre ? Cas, documents et supports d’enseignement relatifs à la pratique contemporaine du droit international humanitaire, seconde édition, Genève, CICR, 2012 ; Abdelwahad Biad et Paul Tavernier, dir., Le droit international humanitaire face aux défis du XXIe siècle, Bruxelles, Bruylant, 2012 ; Eric David, Principes de droit des conflits armés, 5ème édition, Bruxelles, Bruylant, 2012 ; Eric David, Françoise Tulkens et Damien Vandermeersch, Code de droit international humanitaire 2012, 5ème édition à jour au 1er janvier 2012, Bruxelles, Bruylant, 2012.

"Recension du livre de Angus Francis, Vesselin Popovski et Charles Sampford (eds)", Norms of Protection : Responsibility to Protect, Protection of Civilians and Their Interaction, sur le site du Réseau de recherche sur les opérations de paix (ROP) de l’Université de Montréal, 11 février 2014.

"Légalité et légitimité des drones armés", dossier "Les drones dans la guerre", Politique étrangère, 2013/3, p. 119-132.

"Robotisation et transformations de la guerre", introduction au dossier "Les drones dans la guerre", Politique étrangère , 2013/3, p. 80-89.

"Recension du livre de Grégoire Chamayou", Théorie du drone, pour La Vie des idées, 4 décembre 2013.

"Recension du livre de Frédéric Ramel", L’Attraction mondiale, Paris, Presses de Sciences Po, 2012, dans la Revue française de science politique, 63:3-4, 2013, p. 743-744.
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"Recension du livre de M. Albaret, E. Decaux, N. Lemay-Hébert et D. Placidi-Frot (dir.) ", Les Grandes Résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, Paris, Dalloz, 2012, dans La Chronique (mensuel d’Amnesty International France), juillet/août 2013, p. 32.
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"Dez mitos sobre a Responsabilidade de Proteger ", Política Externa, 21:4, 2013, p. 47-58.

A partir de 2001, começou-se a falar sobre a R2P. Diante da concorrência que representa esse outro conceito, o que fazem os promotores franceses do direito de ingerência ? Argumentam que a R2P nada mais é que o “novo nome” do direito de ingerência. Essa é a posição oficial da França há anos. Não só Mario Bettati e Bernard Kouchner, mas também o embaixador da França nas Nações Unidas, ao invocar a R2P para a intervenção militar na Birmânia, em 2008 e, três anos depois, o presidente Sarkozy e seu ministro Alain Juppé, no caso da Líbia. Todos dizem : “nós inventamos a R2P há 20 anos, é apenas o direito de ingerência que mudou o seu nome”. Eles cometem dois erros. Primeiro, a R2P é muito mais ampla do que a noção de ingerência, utilizada para designar uma intervenção militar. A R2P é uma atitude em relação a uma crise humanitária - sentir-se “responsável” em proteger as vítimas - que pode se materializar de várias maneiras. Segundo, a R2P foi construída não só sem o apoio do direito de ingerência, mas contra ele. Porque a R2P realmente não oferece nada de novo e o vocabulário que ela usa é problemático, pode-se ser cético a seu respeito. É o que explica que o termo “intervenção humanitária” não está prestes a desaparecer, ainda mais pelo fato de que eles não designam a mesma coisa. A R2P é muito mais ampla do que a intervenção, que é apenas um de seus meios. O autor prefere chamar a R2P de “intervenção militar justificada por razões humanitárias”. Ele defende uma terceira via, que critica a R2P sem renunciar à legitimidade da intervenção, em alguns casos e com certas condições.

"L’éthique de la guerre", in J.-B. Jeangène Vilmer et R. Chung (dir.), Ethique des relations internationales. Problématiques contemporaines, Paris, PUF, 2013, p. 157-190.
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""Un armement de plus en plus autonome" (article) et "Droit d’entrer en guerre et intervention humanitaire" (étude de documents)", Textes et Documents pour la classe, 1060, "Les guerres contemporaines", automne 2013, p. 14-15 et 38-39.

"La justice pénale internationale a-t-elle un effet pacificateur ?", Les Cahiers de la justice. Revue trimestrielle de l’Ecole Nationale de la Magistrature (Dalloz), 2013/1, p. 115-126.
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Les institutions de la justice pénale internationale, en particulier la Cour pénale internationale et les tribunaux ad hoc (TPIY et TPIR), n’ont pas seulement une fonction punitive : ils ont aussi une fonction sécuritaire, c’est-à-dire l’ambition d’avoir un effet pacificateur, de réaliser le projet kantien d’une « paix par le droit ». Mais en ont-ils les moyens ? Dans quelle mesure contribuent-ils réellement à la pacification ? Ont-ils un effet dissuasif ? Cet article montre que leur contribution est au mieux limitée et que faire preuve de romantisme judiciaire, c’est-à-dire nourrir à l’égard de la justice des attentes démesurées, a l’effet pervers de nuire à sa crédibilité, et de réduire ses chances déjà modestes d’avoir un effet pacificateur.

English

International criminal justice’s institutions, in particular the International Criminal Court and the ad hoc tribunals (ICTY and ICTR), not only have a punitive function, they also have a security function i.e. the ambition of having a pacifying effect and of fulfilling the Kantian project of achieving “peace through law”. But, do they have the means to do so? To what extent can they actually contribute towards peace? Do they have a deterrent effect? This paper shows that their contribution is limited at best and that judicial romanticism, i.e. holding unrealistic expectations of justice, has the perverse effect of harming its credibility and reducing its existing low likelihood of having a pacifying effect.


"Introduction", in J.-B. Jeangène Vilmer et R. Chung (dir.), Ethique des relations internationales. Problématiques contemporaines, Paris, PUF, 2013, p. 1-38.
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"Pour un réalisme libéral en relations internationales", Commentaire, 141, printemps 2013, p. 13-20.

Dans la vulgate des relations internationales, le réalisme est généralement présenté comme une théorie amorale, une Realpolitik autorisant les États à défendre leurs intérêts à n’importe quel prix, réduisant le droit international à n’être que l’instrument des grandes puissances dans un contexte anarchique où règne la loi du plus fort. Face à une crise humanitaire grave, on présume également que le réaliste, qui fait primer le respect de la souveraineté sur celui des droits de l’homme, est anti-interventionniste. À tel point que, pour illustrer le débat entre réalistes et libéraux sur l’intervention dite humanitaire, on parle en France de ce qui oppose les « souverainistes » aux « droits-de-l’hommistes ». Ce portrait explique que, comme l’a noté le théoricien américain des relations internationales Robert Gilpin, « personne n’aime un réaliste politique ». Dans cet article, j’aimerais donner des raisons de l’aimer. Montrer que cette présentation est une contrefaçon trompeuse. Qu’un certain genre de réalisme, un réalisme libéral – réaliste par sa prudence et son pragmatisme, libéral par sa volonté de rendre le monde plus juste –, est non seulement possible mais aussi souhaitable.

"Recension du livre d’Océane Zubeldia", Histoire des drones, de 1914 à nos jours, Paris, Perrin, 2012, dans Politique étrangère, 2013/1, p. 199-200.

"Les risques de la robotisation militaire", Le Devoir, 27 décembre 2012, p. A7.

"Recension du livre d’Aidan Hehir", The Responsibility to Protect : Rhetoric, Reality and the Future of Humanitarian Intervention, New York, Palgrave Macmillan, 2012, dans Politique étrangère, 2012/4, p. 912-913.

"Du Kosovo à la Syrie : l’intervention humanitaire armée", Sciences Humaines, Les Grands Dossiers, hors-série n°1, "La Guerre des origines à nos jours", novembre-décembre 2012, p. 118-121.

"Homeland, la Maison Blanche et les drones", Libération, 19 octobre 2012, p. 22-23.

reprise et lue intégralement dans la revue de presse culturelle d’Antoine Guillot sur France Culture (5 novembre 2012) : http://www.franceculture.fr/emissio...

"Libya to Syria : R2P and the ‘Double Standards’ Issue", Fair Observer, 23 July 2012

First of the Fair Observer’s five best Global Security articles of 2012 : http://www.fairobserver.com/article...

"De la mythologie française du droit d’ingérence à la responsabilité de protéger : une clarification terminologique", Annuaire Français de Relations Internationales, 13, 2012, p. 81-100.
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L’intervention militaire justifiée par des raisons humanitaires est une pratique, érigée en doctrine, qui a reçu différentes appellations : intervention d’humanité au XIXe siècle, intervention humanitaire (humanitarian intervention) dans la tradition anglophone, « droit ou devoir d’ingérence » en France, « responsabilité de protéger » depuis quelques années. Cette multiplicité en fait l’une des questions internationales les plus confuses. Cet article interdisciplinaire (sciences politiques, droit, philosophie) offre une clarification terminologique qui défait le lien habituellement fait en France entre droit d’ingérence et responsabilité de protéger, renvoie dos à dos ces deux concepts et propose une terminologie alternative.

English

Military intervention justified on humanitarian grounds is a constant of the international order, designated by varying terminology: “intervention d’humanité” in the nineteenth century, humanitarian intervention in the English-speaking tradition, “droit” or “devoir d’ingérence” in France, and the responsibility to protect the past few years. This multiplicity makes it one of the most confusing international issues. This interdisciplinary article (politics, law, philosophy) offers a terminological clarification, severing the link usually made in France between the “droit d’ingérence” and the responsibility to protect, critiquing these two concepts and subsequently proposes alternative terminology.


"L’intervention militaire justifiée par des raisons humanitaires, de la Libye à la Syrie", Grotius International. Géopolitiques de l’humanitaire, avril 2012

"Quand intervenir ? Le critère du dernier recours dans la théorie de l’intervention humanitaire", Raisons politiques, 45, 2012, p. 103-128.

On s’entend pour dire que toute intervention militaire, même justifiée par des raisons humanitaires, doit être menée « en dernier recours ». Mais qu’est-ce que le dernier recours ? Cet article met en évidence des problèmes épistémologiques au sein de ce critère classique de la doctrine de la guerre juste, qui est également contre-intuitif face à une urgence humanitaire : épuiser tous les recours, n’est-ce pas perdre du temps ? Ce critère est également problématique en ce qu’il présuppose que l’usage de la force armée est toujours la pire des options, alors que ce n’est pas forcément le cas. Cet article corrige et reformule le principe du dernier recours en celui de l’option la moins mauvaise, dans le cadre d’une éthique réaliste du moindre mal.

English

There is a widespread agreement that any military intervention, even when justified on humanitarian grounds, should be conducted "as a last resort". But what is last resort? This article highlights the epistemological problems in this classic criterion of the just war doctrine, which is also counter-intuitive when facing a humanitarian emergency: exhausting all other measures, isn’t that losing precious time? This criterion is also problematic in that it implies that the use of military force is always the worst option, which is not necessarily the case. This article corrects and reformulates the principle of last resort into one of the least bad option, within the framework of a realist ethics of the lesser evil.


"Pourquoi intervenir ? Le critère de la cause juste dans la théorie de l’intervention humanitaire armée", Critique internationale, 54, 2012, p. 145-168.

La théorie de l’intervention militaire justifiée par des raisons humanitaires reprend en général les critères de la doctrine traditionnelle de la guerre juste : cause juste, autorité légitime, bonne intention, effet positif, dernier recours et proportionnalité. En ce qui concerne le premier de ces critères, la cause juste, il y a au moins trois manières de l’aborder. Certains auteurs utilisent une formulation en termes de droits : puisque l’intervention humanitaire est définie comme celle visant à prévenir ou à mettre fin à des violations massives de droits de l’homme, déterminer la cause juste revient finalement à dire de quels droits il s’agit. La plupart des auteurs utilisent une formulation en termes d’exactions : ils dressent une liste des crimes qui, selon eux, constituent des causes justes d’intervention. La troisième approche consiste à formuler la question en termes de dommage, sans nécessairement préciser quels sont les droits violés et quels sont les crimes causant ces dommages. Cette position s’inscrit dans une perspective conséquentialiste.

English

In general, the humanitarian justification for military intervention adopts the criteria of traditional just war doctrine : just cause, legitimate authority, good intentions, positive effect, last recourse and proportionality. There are at least three ways of approaching the first of these criteria, that of just cause. Some authors formulate it in terms of rights : since humanitarian intervention is defined as aiming to prevent or put an end to massive violations of human rights, determining the just cause is ultimately a matter of stating what rights are in question. Most authors formulate this in terms of acts of violence : they prepare a list of crimes that in their view constitute just causes of intervention. The third approach consists of phrasing the question in terms of harm, without necessarily specifying what rights have been violated or what crimes have caused harm. This position falls within the framework of a consequentialist perspective.


"Tuer ou laisser mourir ? Un résumé du livre", Dossier du ROP (Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix), 6 avril 2012

"Les interventions militaires en débat 4/4 : Les évolutions d’Amnesty International", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International France, avril 2012, p. 22-23.

"Les interventions militaires en débat 3/4 : L’intervention en Libye (2011)", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International France, mars 2012, p. 22-23.
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"Existe-t-il un "effet CNN" ? L’intervention militaire et les médias", Inaglobal. La revue des industries créatives et des médias, 8 février 2012

Quel type d’influence les médias ont-ils sur la politique étrangère, et sur le déclenchement d’interventions militaires en particulier ?

"Les interventions militaires en débat 2/4 : L’intervention américaine en Irak (2003) ", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International France, février 2012, p. 22-23.
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"La justice pénale internationale prise dans le dilemme de la paix et de la justice", Grotius International. Géopolitiques de l’humanitaire, janvier 2012

""Le regard du politologue : au nom du moindre mal et de l’intime conviction"", Dossier "Quand la France doit-elle entrer en guerre ?", Alternatives Internationales, 53, décembre 2011, p. 54-55.

En 2005, l’Organisation des Nations unies a adopté un document reconnaissant aux Etats la " responsabilité de protéger ". Toute intervention militaire qui se prétend humanitaire est-elle pour autant légale ou légitime ?

"Ingérence (humanitaire)", in Michela Marzano (dir.), Dictionnaire de la violence, Paris, PUF, 2011, p. 702-706.

"Bombardements aériens", in Michela Marzano (dir.), Dictionnaire de la violence, Paris, PUF, 2011, p. 161-168.

"The Ethics of Intervention – Human Rights, National Sovereignty and the Balance of Risk", Debate with prof. Malcolm Chalmers, Speakers’ Corner Trust, 2 août 2011

"Quelle responsabilité de protéger ?", Ouest France, 11 avril 2011
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"Libye : ni droit d’ingérence ni altruisme", Le Figaro, 26-27 mars 2011, p. 18.

"Comment distinguer neutralité et impartialité ? Le cas du CICR", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°294, avril 2011, p. 14.

"Défendre les droits humains, est-ce être impartial ?", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°294, avril 2011, p. 11.

"Impartialité : de quoi s’agit-il ?", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°294, avril 2011, p. 11.

"Régimes oppressifs : qu’en disent disent les médias ? (3/3)", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°294, avril 2011, p. 20-21.

"Régimes oppressifs : la Chine est-elle une dictature ? (2/3)", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°293, mars 2011, p. 22-23.

"Régimes oppressifs : de quoi parle-t-on ? (1/3)", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°292, février 2011, p. 20-21.

"Turkménistan contre Azerbaïdjan : les implications politiques et juridiques du différend autour des gisements de la Caspienne", Regard sur l’Est, dossier n° 55, septembre 2010 "Ressources énergétiques de la Caspienne"

"Turkménistan : la grande illusion", La Chronique. Mensuel d’Amnesty International, n°286, septembre 2010, p. 10-17.

Dossier Turkménistan avec trois articles : une introduction générale sur la situation des droits de l’homme, une enquête sur les prisons turkmènes et une analyse sur les conditions d’enquête au Turkménistan pour les ONG internationales, avec 13 photos.

"Recension du livre de Hugo Slim", Les civils dans la guerre. Identifier et casser les logiques de violence, Genève, Labor et Fides, 2009, pour le site internet du Réseau de recherche sur les opérations de paix (ROP), août 2010.

"La mythologie française du droit d’ingérence", Libération, n°9017, 11 mai 2010, p. 20.

"L’impossible indépendance de la télévision du Turkménistan indépendant", Le Temps des médias, 13, 2009, p. 86-104.
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Le Turkménistan est une dictature d’Asie centrale dans laquelle il n’y a strictement aucune liberté de la presse. Cet article examine la construction de la télévision nationale depuis l’indépendance du pays, le contrôle, la censure et l’instrumentalisation du média, le contenu des programmes et son rôle dans l’édification d’un pouvoir sultanique, d’abord sous le président Niyazov (1991-2006), ensuite sous son successeur Berdymouhamedov (depuis 2007).

"Recension du livre de Dominique Gaurier", Histoire du droit international : Auteurs, doctrine et développement de l’antiquité à l’aube de la période contemporaine, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005, dans la Revue québécoise de droit international, septembre 2008.

"La responsabilité de protéger et le débat sur la qualification de génocide au Darfour ", in La responsabilité de protéger, Actes du 41e colloque annuel de la Société Française pour le Droit International (SFDI), Paris, Pedone, 2008, 233-241.

Le but de cette présentation est d’analyser le rôle du débat sur la qualification de génocide relativement à la responsabilité de protéger qui s’impose en principe à la communauté internationale dans le cas du Darfour. Deux questions sont particulièrement populaires au sujet du Darfour. D’une part, savoir s’il s’agit d’un génocide. D’autre part, s’il faut intervenir et surtout comment. Le but de ma communication n’est pas d’approfondir chacune de ces questions, mais d’analyser la relation qu’elles entretiennent. Autrement dit, ce qui m’intéresse ici est le lien entre deux débats : celui sur la qualification de génocide et celui sur la responsabilité de protéger au Darfour. Dans quelle mesure la qualification de génocide est-elle pertinente à l’égard de la responsabilité de protéger dans le cas du Darfour ? Pour le savoir, je procéderai en deux parties, en examinant dans un premier temps le débat lui-même : les actes commis au Darfour peuvent-ils être qualifiés de génocide ? Et, dans un second temps, les conséquences d’une telle détermination : quelle est la pertinence et l’importance de la qualification de génocide relativement à la nécessité d’agir ?

"Éthique et politique de l’intervention humanitaire armée", Critique internationale, 39, avril-juin 2008, 161-182.
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L’intervention humanitaire armée, connue également par les concepts de « droit ou devoir d’ingérence » et de « responsabilité de protéger », est une intervention militaire en territoire étranger pour mettre fin à des violations graves et massives des droits de l’homme. Cette pratique étant définie selon son but, elle repose entièrement sur la « bonne intention » de l’Etat intervenant, sous-estimant du même coup le poids de la politique dans l’éthique de l’intervention. Dans quelle mesure l’Etat intervenant doit-il être désintéressé ? Le but de cet article est triple. Premièrement, proposer une critique réaliste du critère traditionnel de « bonne intention », donc abandonner l’exigence de désintéressement de l’Etat intervenant. Deuxièmement, examiner le cas irakien : peut-il être considéré comme une intervention humanitaire ? Troisièmement, reconstruire une éthique pragmatique et essentiellement conséquentialiste de l’intervention humanitaire, sans le critère de « bonne intention », et basée sur une double évaluation permettant d’éviter ou au moins de limiter l’usage prétextuel du label humanitaire.

English

Armed humanitarian intervention, also covered by the concepts of "right” or “duty to interfere" and "duty to protect," is a military intervention in foreign territory that aims to put a stop to serious and widespread human rights violations. This practice being defined according to its aim, in order to be humanitarian, armed intervention depends entirely on the "rightful intention" of the intervening state, a rationale that tends to underestimate the weight of politics in the ethics of intervention. But to what extent, and how far, should the intervening state be disinterested? This article sets out first of all to offer a realist critique of the traditional criterion of "rightful intention" and suggests that the "disinterested" requirement of the intervening state be discarded. It then examines the case of Iraq, wondering whether it can be considered as a humanitarian intervention. It goes on to reconstruct a pragmatic and essentially consequentialist ethic of humanitarian intervention without the "rightful intention" criterion, but based on a dual evaluation that would avoid or at least limit the use of the humanitarian label as a pretext


"Humanitarian Intervention and Disinterestedness", Peace Review : A Journal of Social Justice, 19:2, 2007, p. 207-216.
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The contemporary conception of humanitarian intervention is entirely based on what is usually called the “right intention” criterion, which is a requirement of disinterestedness or selflessness of the intervening state. From a realist perspective which cautiously presumes that states are never totally disinterested, the question is : How distinterested should the intervening State be ? The “hierarchy of motives” criterion presuming that the presence of egoistic motives would not be prejudicial as long as the humanitarian aspect stays the “primary goal” or the “overriding motive” is easy to refute. By the same token, multilateralism, consent of victims and consent of the region do not resist the reality of international relations. Therefore, the disinterestedness of the intervening State is a weak postulate which must be abandoned.

"Le Darfour, le génocide, les médias et les intellectuels", Le Panoptique, 15, octobre 2007

Le débat sur la qualification de génocide au Darfour a une dimension politique,juridique et médiatique. Il a lieu parce que l’on se persuade que la reconnaissance d’un génocide impliquerait l’obligation légale d’intervenir pour y mettre fin, ce qui est faux. Le rôle des intellectuels dans ce débat n’est pas satisfaisant. Il devrait être de démasquer l’amalgame terminologique, l’hyperbole sémantique et l’usage d’une rhétorique génocidaire dont le but est essentiellement de mobiliser les foules. Encore faudrait-il que les médias donnent leur place aux intellectuels spécifiques, entre les intellectuels universels et les experts.

"Darfour : quelle intervention ?", L’Information Agricole, 804, janvier-février 2007, p. 6 (édito)
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"L’intervention humanitaire armée en Chine antique", Revue des deux mondes, janvier 2006, 152-173.

« (…) la lecture fort suggestive que propose M. Jean-Baptiste Jeangène Vilmer sur la manière dont la Chine antique a théorisé le droit à la guerre. Pour les Machiavel chinois du IIIe siècle avant J.-C., faire la guerre, c’était la faire au tyran, en portant secours aux populations asservies. Une guerre humanitaire en quelque sorte, capable non seulement de légitimer le combat pour la victoire mais aussi l’exercice du pouvoir, une fois le tyran chassé. On voit par là comme nos sages confucéens eussent pu trouver un emploi de conseil auprès de M. Bush et de beaucoup d’autres responsables » (éditorial de Michel Crépu, p. 6).