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La responsabilité de protéger

Présentation

novembre 2015

Paris, PUF, "Que sais-je ?" n°4012

ISBN : 978-2-13-063210-8

La responsabilité de protéger (R2P), concept apparu en 2001 et reconnu quatre ans plus tard par l’Assemblée générale de l’ONU, est une norme émergente des relations internationales selon laquelle chaque État a la responsabilité de protéger sa population des crimes de génocide, crimes contre l’humanité, nettoyage ethnique et crimes de guerre et, s’il y échoue, la communauté internationale a la responsabilité d’intervenir. Souvent invoquée pour justifier des interventions militaires – par exemple en Libye (2011) –, elle ne se réduit pas à l’usage de la force et ne doit pas être confondue avec le droit d’ingérence. La R2P fait l’objet d’un débat naturel, puisqu’elle incarne exemplairement les tensions entre sécurité nationale et sécurité humaine, souveraineté et droits de l’homme, paix et justice, qui agitent la société internationale.

communiqué de presse

Table des matières

Introduction

CHAPITRE PREMIER - LES SOURCES
I La redéfinition de la souveraineté comme responsabilité
II Le DIDH et le DIH
III La fin de la guerre froide
IV L’interventionnisme humanitaire des années 1990
V La sécurité humaine
VI La protection des civils (POC)
VII Prévention des conflits versus prévention des atrocités de masse
VIII La responsabilité de poursuivre
IX Le droit d’ingérence
X Les autres doctrines interventionnistes

CHAPITRE II - LA CONCEPTION (2001‑2005)
I La genèse de la CIISE
II Le rapport de la CIISE (2001)
III La guerre en Irak (2003)
IV Le rapport du Groupe de personnalités de haut niveau (2004)
V Le rapport du SGNU (2005)

CHAPITRE III - LA NAISSANCE (2005)
I Une R2P « allégée »
II Deux responsabilités de protéger
III La R2P est-elle une norme ?

CHAPITRE IV - L’OPERATIONNALISATION
I Le conseiller spécial pour la R2P
II Les tests de 2008‑2009
III Le rapport sur La Mise en oeuvre de la R2P (2009)
IV Rapports du SGNU et dialogues interactifs informels à l’AGNU
V La pratique du CSNU
VI La prévention
VII La crise de 2011
VIII La R2P après la Libye
IX La responsabilité de ne pas utiliser le veto
X Les acteurs non étatiques

CHAPITRE V - LES APPROCHES REGIONALES
I Les mutations de l’ordre international
II L’Afrique
III Le Brésil
IV La Chine
V Les autres BRICS
VI L’OIF

CHAPITRE VI - LES CRITIQUES
I Le manque de volonté politique
II Le problème de l’agence
III Les critiques anti-impérialistes

Conclusion

Bibliographie

Recensions

"In this concise book Jean-Baptiste Jeangène Vilmer brilliantly guides the reader through the history and legal, philosophical, and political foundations of the Responsibility to Protect. (...) Vilmer is a realist, not as the term is commonly used, but in its more appropriate sense. Norms are real. They matter in social life, including in the life of nations. They are supplemented by scripts, cognitive models of appropriate action, as demonstrated by many studies in the tradition of the World Polity School. (...) The civilizing potential of new institutions such as the ICC and R2P, not the least through cultural mechanisms, will have to prove itself in coming decades. Scholars must monitor the process as Vilmer does in La Responsabilité de Protéger. I highly recommend his book to scholars and practitioners in the fields of human rights and international relations." (Joachim J. Savelsberg (Arsham and Charlotte Ohanessian Chair, University of Minnesota), Droit et société, 93, 2016).

"l’auteur analyse avec précision les sources et la conception de cette norme, sa naissance, son opérationnalisation, les approches régionales et les critiques sont elle fait l’objet" (Défense, Revue bimestrielle de l’Union-IHEDN, 180, mai-juin 2016, p. 61).

"Ce « Que sais-je ? », dû à la plume de JBJV, remarquable de précision, de clarté et d’intelligence, démythifie dans une large mesure ces idées reçues – ainsi que beaucoup d’autres. [Ce livre,] sans jamais s’écarter de son sujet, offre en fait à travers son examen rigoureux du débat sur la R2P un regard éclairant sur les affaires du monde." (Commentaire, 153, 2016/1, p. 217-218).

"JBJV se distingue ainsi dans cet excellent ouvrage par la clarté de ses propos, une connaissance approfondie du système onusien et de ses pratiques et une étude très fouillée des nombreux textes et résolutions que produit cette institution. Ce livre est indispensable pour bien appréhender les débats, souvent stériles, autour de cette R2P" (Politique étrangère, 1:2016, p. 202-203)

"en décortiquant avec précision les débats juridiques et les discussions diplomatiques que suscite cette doctrine, l’auteur nous permet de mieux comprendre à la fois les modalités d’action des gouvernements face à des conflits meurtriers et l’évolution historique de cet « interventionnisme »." (Sciences Humaines, 279, mars 2016)

"En montrant comment cette doctrine a été conceptualisée, adoptée, structurée, mise en œuvre et critiquée, le présent ouvrage participe utilement à sa clarification. (...) Brillant, clair et particulièrement bien écrit, ce « Que Sais-je » s’annonce comme « la référence » en la matière" (Revue Défense Nationale, février 2016, p. 130-131)

"un bon état de l’art de la question, équilibré et appuyé par des références. (...) sa prise en compte est indispensable pour comprendre les rationalités derrière un certain nombre d’interventions (...) l’auteur a une écriture précise et évite les longues digressions auxquelles les juristes peuvent parfois se prêter" (Défense & Sécurité Internationale, 121, janvier-février 2016, p. 112)

"Ce petit ouvrage a le mérite de clarifier l’histoire, les défis, le potentiel et les faiblesses de ce qui n’est pas une norme mais "un engagement moral et politique d’importance"" (Philippe Chapleau, Lignes de défense, 3 novembre 2015)

"Ce petit livre fait le point de manière utile sur un concept qui a le vent en poupe et pose avec clarté les questions et enjeux qu’il suscite. Le contexte actuel caractérisé par des menaces accrues sur les populations civiles à cause du terrorisme salafiste rend cette notion d’une brûlante actualité" (Recherches internationales, 104, juillet-septembre 2015, p. 199-200 ; Revue Tiers Monde, 225, 2016, p. 189-191)